dimanche 15 février 2015

D'UN NUAGE A L'AUTRE






"Photographier les nuages, c’est montrer ce que chacun peut voir librement. Le spectacle des nuages est accessible à tous et à tout moment. Les nuages sont un appel à l’imagination, au sens où Bachelard l’entendait : « elle est plutôt la faculté de déformer les images fournies par notre perception, elle est surtout la faculté de nous libérer des images premières, de changer les images ». Transformer l’image d’un nuage par l’imagination est une activité courante de l’esprit, qui vagabonde à son tour : la mobilité de la pensée en écho à la mobilité des nuages. Si l’image du nuage est associée à la rêverie, elle n’en est pas moins associée à celle de notre nature périssable, mortelle, comme dans les memento mori. Le mouvement des nuages semble le plus à même de figurer la vulnérabilité, la nature instable et mortelle de tout être ou chose." extrait de "Figures de l’éphémère. Sur la dimension de memento mori de la photographie", que j'ai publié en 2012. 

samedi 24 janvier 2015

D'UNE A DEUX : ANNE IMMELÉ / ISABELLE GIOVACCHINI

  
© Anne Immelé, WIR
© Isabelle Giovacchini et Anne Immelé

Exposition en duo à la Galerie des jours de Lune, Metz
Du 4 février au 2 mars 2015
Vernissage mercredi 4 février 2015 à 18h en présence des artistes
Commissariat : Viviane Zenner

Dans leur pratique respective, Isabelle Giovacchini et Anne Immelé rendent visible un paysage prêt à nous échapper. Loin de s’opposer, ces travaux s’entrepénètrent et se répondent.
Parmi les phénomènes éphémères que sont les variations climatiques, Anne Immelé photographie les brumes, les nuées, les averses, qui cristallisent la relation intime qui se noue entre le regardeur et le paysage. Dans la série WIR, la photographe, relie ces éléments physiques transitoires àdes états de pensées et d’émotions représentés par des portraits - autant de figures du détournement ou de l’engagement. En échos aux visages, Anne Immelé considère le paysage comme expérience sensible, comme une manière d’habiter le monde, en écho au « Je suis ce que je vois » de Paul Valery. Dans son texte Lumière étale, consacré aux photographies du livre WIR, Jean-Luc Nancy écrivait : « Les eaux diaphanes des yeux, leurs humeurs cristallines et vitrées sont étales : ni marée de larmes, ni jusant de froideur, mais le très lent bougéd’un sentiment sûr et fragile qui suspend ces humeurs au contact de l’image, qui leur communique son équilibre mouvant pendant qu’il vient s’étaler contre elles. » ///  
« Celui qui se consacre à l’étude des nuages est perdu. » Marcel Beyer
"Isabelle Giovacchini est une adepte des sciences inexactes. Toujours son travail – on pourrait dire ses expériences – puise dans les marges de techniques désuètes. Elle emprunte àl’homme de science lorsqu’il est encore dans l’erreur ou l’approximation, là où l’étude et la recherche manquent souvent de basculer dans la poésie, la mystique ou la folie. Mehr Licht ; idée absurde d’un dispositif capable de produire son ombre rencontre le motif du nuage dont la classification demeure une chimère. L’étude des nuages qui n’a jamais réussi à se constituer en une science se heurte à de nombreux écueils et notamment une mutation constante qui interdit toute modélisation. Ici encore la technique joue comme un élément littéraire : pour le grand tirage mural, l’image exposée a été plongée directement dans un bain de fixateur sans passer par un premier bain de révélateur. L’image reste donc latente, fixée dans l’attente d’une révélation qui n’adviendra pas. Le réel n’a de cesse d’échapper à la technique. 
Le motif céruléen apparaît malgré tout, mais étouffé et seulement comme une image au second degré, un cliché pris dans un entrelacs de résonances, de dispositifs incomplets et d’images incertaines. Ce que raconte Isabelle Giovacchini est l’échec attendu de quiconque voudrait regarder le ciel de haut, le glissement de l’éblouissement à l’aveuglement. » Nicolas Giraud, août 2012

Galerie des jours de lunes, 5 rue de l'arsenal, Metz. Du 04 février au 02 mars 2015. Lundi et samedi de 10h à16h. Du mardi au samedi de 9h à 18h.

dimanche 4 janvier 2015

lundi 20 octobre 2014

DANS L'ATELIER


© Anne Immelé, Constellation, 2014

Au mur de l'atelier, une constellation de photographies, c'est un travail en cours sur ce qui fait de nous des citoyens. L'un des points de départ est une phrase de Fernando Pessoa : " La fraternité a ses subtilités. Les uns gouvernent le monde, les autres sont le monde" (Livre de l'intranquillité.). Nouvelle phase de BUT...THE COUDS : des portraits de citoyens et des drapeaux-nuages.

mercredi 17 septembre 2014

ZERO RANKINE Sylvain Couzinet-Jacques




"Le monde que Sylvain Couzinet-Jacques photographie est hostile et en déclin. Ses photographies montrent des zones abandonnées, des périphéries de villes endettées, qui sont autant de symptômes d’une ère post-industrielle sur laquelle plane l'ombre de la destruction. Ses images assombries apparaissent telles des chimères, elles génèrent de l’incertitude et une intranquillité, l’on ne sait si l’on est avant ou après la catastrophe, ni de laquelle il s’agit. Le zero Rankine, température la plus basse qui puisse exister, est un zéro absolu. Cette température (-273,15 ° Celcius) n’existe pas sur terre, elle évoque un monde inhabitable. Le froid c’est aussi la glaciation qui immobilise, fige. Ce processus est rejoué dans l’image photographique, le temps y est « gelé » ; c’est cet état de stase qui est recherché par l’artiste.
Sylvain Couzinet-Jacques articule ses photographies à partir de phénomènes de transformations et de réactions qui permettent la survie : températures, lumières et résistances des matériaux à la destruction. L’installation joue des codes de l’exposition, l’emplacement habituel des éclairages a été modifié pour donner une visibilité à la lumière dans sa physicalité. Les photographies de la série STANDARDS&POORS (2013-2014) sont protégées de la lumière UV par des verres teintés, mais cela les plonge dans une quasi-obscurité. Nécessaire à la vie et au processus photographique, la lumière peut aussi être violente et nocive, elle participe ici à une mise en scène du déclin, de la catastrophe. ZERO RANKINE (2014), réalisée in situ, est la pièce centrale de l’exposition. Cet agencement de verres teintés fabriqués sur mesure de manière industrielle est posé au sol, tel un chantier en train de se faire. Les photographies imprimées sur papier thermique, sont au sol, laissées là, gisantes. La tension est palpable entre l’éclat et l’assombrissement, entre le précieux et le rebut. Ces enjeux sont aussi présents dans SKULL (2014), un parpaing - fragment de ruine pavillonnaire - érigé au statut d’oeuvre muséale et acquérant une dimension de memento mori. PLANTS I et II (2014) sérigraphies avec encres photochimiques se déclinent en deux versions. Cette oeuvre dytique dont l’un des éléments est à emporter, peut être activée lorsqu’elle est exposée aux rayons du soleil. Le spectateur peut alors donner une visibilité, une vie éphémère à cette image en sursis. » Anne Immelé, commissaire de l'exposition.  

L'exposition est à voir à la galerie Hors Champs de Mulhouse jusqu'au 19 octobre. 16 rue Schlumberger. Ouvert du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30. Les dimanches de 14h à 18h ou sur rdv. Contact galerie : Laurent Weigel 03 89 45 53 92
Une exposition programmée par Anne Immelé pour Mulhouse Art Contemporain  et l’Agrandisseur - Biennale de la Photographie de Mulhouse.

mardi 16 septembre 2014

Worktable

© Anne Immelé, Table de travail, 
écriture des "Constellations photographiques"

dimanche 31 août 2014

ZERO RANKINE / Sylvain Couzinet-Jacques

© Sylvain Couzinet-Jacques

Pour Zéro Rankine (curator Anne Immelé),  Sylvain Couzinet-Jacques utilise la Galerie comme un laboratoire de création en investissant l'espace et en déployant des matériaux peu utilisés dans le champ photographique. L’exposition montre une série d'œuvres pour la plupart inédites. Les images qu’il malmène sont des signes de notre époque contemporaine dans sa face la plus sombre. Des fragments de villes fantomatiques, témoignages de la crise économique en Espagne ou en Grèce comptent parmi les figures fortes qu’il déploie.
Cette exposition s'inscrit dans une volonté de montrer des talents émergents dans le champs de l'art contemporain. 
Une programmation d'Anne Immelé pour Mulhouse art Contemporain et  l'Agrandisseur, en lien avec le Biennale de la photographie de Mulhouse. 
Galerie Hors Champs
16 rue Schlumberger | Mulhouse
Du mercredi au samedi : 13h30 - 18h30
Dimanche : 14h00 -18h00 ou sur rdv
Entrée libre/ Contact galerie : Laurent Weigel 03 89 45 53 92

lundi 18 août 2014

EN COURS

 © Anne Immelé, work in progress - jardins familiaux - Mulhouse.

jeudi 19 juin 2014

Les coulisses du paysage urbain / Approches photographiques

© Gauthier Sibillat, Nocturne, 2012
Cette première collaboration entre la Biennale de la photographie de Mulhouse, T66 et L6, donne lieu à une exposition d’artistes issus de la Région des 3 frontières (France-Allemagne et Suisse) se questionnant sur ce qui constitue le paysage urbain. Les oeuvres réunies interrogent les modalités propres au paysage de ville, elles ont pour point commun de décrypter le visible autant que de le construire et de l’inventer.

En 1967, Michel Foucault écrit que certains espaces sont animés par une «sourde sacralisation ». Ces espaces sont déterminés par des oppositions, comme entre le public et le privé, l'espace familial et social, l'espace du travail et celui des loisirs.

Photographier les coulisses du paysage urbain, c’est se questionner sur notre société en explorant l’inconscient de la ville, en arpentant les passages et les abords, en montrant et mettant en scène des relations hétérotopes et des interstices. Le paysage revêt ici différentes formes. Il peut se passer de ligne d'horizon et n'est pas nécessairement un fragment de nature, mais peut tout aussi bien être découvert dans la sphère privée ou dans la confrontation entre différentes architectures.

Avec Street Views (2010-2014) Christian Knorr revisite les vedute, ces peintures du 18e siècle, réalisées grâce à une camera obscura et liées aux plans topographiques des villes naissantes. Ces photographies sont autant de mises en abîme du regard d’un « citadin-photographe » sur des espaces urbains spécifiques et scénographiés. 

Dans la série Sapporo (en cours), Pierre Filliquet questionne la place de l’homme dans une ville engloutie sous la neige. La ville garde une ambiance de territoire nouvellement conquis : les hommes y sont encore par de multiples aspects, des pionniers. La présence de la nature sauvage toute proche et les traces architecturales des premiers habitants forment « l’envers du décor » des représentations stéréotypées de la ville japonaise, telle que montrées en occident.

Dans Sans titre (2014) de Gauthier Sibillat, le caractère magistral et grandiose d’un panneau d’affichage est contrebalancé par une esthétique de la ruine. Dans Enclos (2014), il montre des lieux de passages indéterminés, en périphérie des villes, qui sont autant de coulisses de nos paysages urbains en expansion. Gauthier Sibillat a créé des dispositifs en bois pour montrer ces photographies dans l’espace. Les structures de bois soutenant les photographies prennent une importance presque exagérée et deviennent les coulisses visibles et métaphoriques d’un paysage urbain caractérisé par de perpétuelles mutations, renouvellements et reconstructions.

Dans Die Wanderin (2006) et In der Nacht (2013) Florian Tiedje photographie les limites de la ville, produisant des images qui oscillent entre une topographie objective et une esthétique issue du paysage romantique, transposée dans les banlieues du 21e siècle. Le paysage est abordé dans sa dimension sociale et culturelle. Les photographies de Florian Tiedje témoignent de la fabrication du paysage dans nos sociétés contemporaines à partir de l’habitat et des zones qui l’entourent. 

Dans sa série Sans titre (2013-2014) réalisées à Mulhouse et dans ses environs, Sabine Clochey crée des « paysages domestiques » en procédant par effacement de parties de décors intérieurs afin de révéler des objets d’un quotidien domestique standardisé. Ces objets utilitaires ou décoratifs, issus d’espaces publics (école, gare) ou privés (habitations) ne sont pas vecteurs d’imaginaire, mais s’inscrivent dans une « matité » du réel urbain. C’est la relation entre l’intérieur et l’extérieur, entre les objets et leur environnement urbain qui caractérise le paysage.

Dans la série Freude am Leben (2001-2003/2005) de Simone Demandt, les objets domestiques accumulés dans des garages de banlieues pavillonnaires allemandes constituent eux-même un paysage. Avec humour, l’artiste réalise cette série d'archives de tous les jours et documente les coulisses de nos villes en montrant des stockages d’objets ne trouvant pas de place dans la maison.

Dans le film Run #2 (2014) de Pierre Soignon, la ville est un théâtre, un lieux de présentation et de représentation. Que le piéton traverse la ville ou qu’il s'arrête devant ces fastes, le paysage urbain est construit par un parcours fait d'une succession d'espaces qui pourraient en être la coulisse, constituées de lieux en attente, en devenir ou en désuétude.  

27 juin-3 aout 2014 
Kunsthaus L6, Freiburg
Lameystr.6 79108 Freiburg
Vernissage le 27 juin à 19h
Acceuil Samuel Dangel, Kulturamt
Discours de présentation Anne Immelé, commissaire de l'exposition

L'agrandisseur
L6 Freiburg

L'Agrandisseur



Les expositions ainsi que l'ensemble de la programmation de l'Agrandisseur, association organisatrice de la Biennale de la photographie de Mulhouse sont à découvrir  sur  http://agrandisseur.tumblr.com
Abonnez-vous ! 

samedi 10 mai 2014

Worktable

© Anne Immelé worktable-preparing the open door in my atelier


Préparation des ateliers ouverts. Heureuse de vous rencontrer dans mon atelier à Motoco (friche DMC) dès le Week-end prochain :

http://www.ateliersouverts.net/page-artiste.php?idArtiste=518

jeudi 24 avril 2014

The Narrative Document and the Photographic Book


© Jessica Lennan
Patterns of Disclosure: The Narrative Document and the Photographic Book
Symposium  at Plymouth University.
Running order for the day
10.00 – Introduction: 
David Chandler and Michael Mack
10.15 – Ron Jude
11.30 – Sian Davey
12.00 – Jem Southam
14.00 – Gerry Johansson
15.00 – Jessica Lennan
15.30 – break/tea
16.00 – Marjolaine Ryley
17.00 – Panel discussion
17.30 – End

lundi 31 mars 2014

"S.aux boules" with flowers

Michel François, "S.aux boules", affiche 80 x 120 cm

Lors de l'édition 2013 de la Biennale de la photographie de Mulhouse, les affiches de Michel François ont été partagées avec le public. Aujourd'hui, l'on en retrouve collées, punaisées dans des espaces publiques ou privés, à Mulhouse et ailleurs...

lundi 25 novembre 2013

WIR + 10 // Conversation avec Jean-Luc Nancy

Pour les 10 ans de la publication de WIR, paru en 2003 aux éditions Filigranes, la photographe Anne Immelé rencontre Jean-Luc Nancy afin d'échanger autour du livre. En 2003, Jean-Luc Nancy avait écrit le texte "Lumière étale" pour accompagner la séquence photographique noir et blanc réunissant des photographies réalisées dans différents territoires emplies de froids, de blancs, de nuits, de brumes. La pesanteur des nuages sur les lacs vosgiens y résonnait avec la fulgurance des congères de neige québécoise.

dimanche 24 novembre 2013

HOMIES / REGIONALE 14 / Palazzo Liestal (CH)


Aujourd’hui, les réseaux mondiaux et les connexions numériques permanentes masquent le lieu réel. Les voyages à bon marché mettent le monde à la portée de tous et boostent le plaisir du voyage. Bien que nous voulions, puissions et devions penser au-delà des limites géo- graphiques, la ville, la région et par là le pays aussi sont remis au centre de la Régionale 14 par

la Kunsthalle Palazzo. Tous les artistes exposés sont unis par leur rapport à la région – pays natal, patrie d’adoption, dans la création d’une œuvre spé- cifique à l’endroit – un ancien bâtiment de la poste situé à côté des voies ferrées à Liestal – ou bien lieu de rendez-vous transitoire.

// Weltweite Vernetzungen und permanente digitale Verbindungen blenden heute den realen Ort aus. Günstiges Reisen bringt die Welt nahe und fördert ständiges Unterwegssein. Obwohl wir über geografische Grenzen hinaus denken wollen, können und müssen, werden Ort, Region und damit auch Landschaft ins Zentrum der Regionale 14 in der Kunsthalle Palazzo gerückt. Alle ausstellenden Künstler verbindet deren Bezug zur Region – als Heimatort, als Wahlheimat, im Schaffen einer ortsspezifischen Arbeit im ehemaligen Postgebäude direkt an den Bahngeleisen in Liestal, oder als vorübergehenden Treffpunkt.  

Artistes \ Stefan Auf der Maur \ Jonas Baumann \ Martina Böttiger (Schnyder) \ Peter Brunner- Brugg \ Christine Camenisch & Johannes Vetsch \ Annegret Eisele \ Othmar Farré \ Marcel Freymond \ Anne Immelé \ Patrick Leppert \ Catrin Lüthi K \ Susanne Schär & Peter Spill- mann \ Nadine Seeger \ Mario Stöckinger \ Minka Strickstrock \ Johannes Willi

Jury et commissaires \ Eveline Wüthrich, Kuratorin \ Daniel Göttin, Künstler

30. November 2013 – 05. Januar 2014

Vernissage / Eröffnung: Samstag 30. November 2013, 12 Uhr

Veranstaltungen \ Manifestations
\ Sa, 30.11.2013 12.00: Vernissage Regionale 14 \
\ Fr, 29.11.2013, 18.00 –22.00: Lichtblicke – Kulturnacht Liestal \
Führungen \ Visites guidées \ Fr, 29.11.2013, 19.30 + 20.30: Führung mit den Kuratoren

http://www.regionale.org/
http://www.palazzo.ch/

Adresse \ Bahnhofplatz, Poststrasse 2 CH-4410 Liestal
T +41 (0)61 921 50 62  F +41 (0)61 922 05 48 kunsthalle@palazzo.ch www.palazzo.ch

Öffnungszeiten \ Heures d’ouverture
Di – Fr: 14.00 –18.00
Sa + So: 13.00 –17.00
24. und 31.12.2013 offen: 14.00 –17.00 Geschlossen: 25.12.2013, 01.01.2014 Ausstellungsdauer: 01.12.2013 – 05.01.2014
Eintrittspreis \ Prix d’entrée CHF 3.– \ CHF 2.– (ermässigt) mit Museumspass gratis

samedi 23 novembre 2013

fALSEfAKES


fALSEfAKES 
Conférence de Joerg Bader
Curator et Directeur du Centre de la photographie à Genève

Il est certain que nous partageons la conviction que la production d'images optiques fonctionne toujours comme témoignage de notre monde tangible. Cette croyance du XIXe siècle, scientifique et positiviste, est ébranlé dans les sociétés capitalistes contemporaines par la déréalisation de nos vies et la spectacularisation de l'information. Et les artistes y participent en renversant les codes photographiques, tels Jeff Wall ou Cindy Sherman. L' été dernier durant les 50 JPG, l'exposition fALSEfAKES  proposait un va et vient entre des documents photographiques et des photographies ayant l’aspect documentaire tout en étant des constructions faites par les artistes. Le faux et le vrai en photographie sont de moins en moins à distinguer. Non pas à cause de l’emploie de fichiers électroniques et sa facile manipulation (des faux existent depuis l’invention de la photographie), mais à cause d’enjeux politiques, militaires et économiques misant de plus en plus sur notre croyance en l’authenticité du support photographique.

Mardi 26 novembre à 18h, amphithéâtre du Quai, école supérieure d'Art

lundi 11 novembre 2013

WIR + 10





Pour les 10 ans de la publication de WIR, paraît une édition de 10 exemplaires signés par les auteurs et numérotés, accompagnés d’un tirage photographique signé Anne Immelé (tirage argentique noir & blanc réalisé en 2003 format 18 x 24 cm), ainsi qu'un texte inédit WIR + 10 de Jean-Luc Nancy. 
A commander dès maintenant via mon site 


samedi 19 octobre 2013

Les eaux diaphanes

A.Immelé, lac noir, extrait de WIR. Tirage argentique, 40x40 cm.

"Parmi les phénomènes éphémères que sont les variations climatiques, les brumes, les nuées, les averses et les pluies, cristallisent la relation intime qui se noue entre le regardeur et le paysage. Le photographe, comme le peintre relie ces éléments physiques transitoires à ses états de pensées et d'émotions. Dans Le sauvage et l'artifice. Les japonais devant la nature, Augustin Berque remarque que : « telle pluie ne tombe qu'en telle saison, voir à tel moment de la journée, parce qu'elle est inséparable de tout un monde de sensations, d'émotions, dont l'enchaînement plus ou moins codifié l'enclave dans certains paysages. » Cela est repris dans La pensée-paysage de Michel Collot, ouvrage qui considère le paysage comme phénomène, plus que comme représentation. Michel Collot rappelle le lien vital que relie le poète, le voyant au paysage, « je suis ce que je vois » écrivait Valery, « Je suis ce qui m'entoure », Wallace Stevens.

A propos de l'une de mes photos, celle du Lac Blanc, dans un texte intitulé L'approche,Jean-Luc Nancy écrivait « Photo, instantanée. Au lieu de moi, le monde ». Dans Lumière étale, paru dans WIR : « Les eaux diaphanes des yeux, leurs humeurs cristallines et vitrées sont étales à leur tour : ni marée de larmes, ni jusant de froideur, mais le très lent bougé d'un sentiment sûr et fragile qui suspend ces humeurs au contact de l'image, qui leur communique son équilibre mouvant pendant qu'il vient s'étaler contre elles. ». Liquidité des humeurs secrétées par notre corps en échos aux nuages, vapeurs, brumes, ou fumées. Dans mes photographies, je considère le paysage comme expérience sensible, comme manière d'habiter le monde." A.I

mardi 15 octobre 2013

Bits and Books // Joachim Schmid

Joachim Schmidt, Bilder von der Straße (1982-2012)
Conférence de Joachim Schmid
Invité par Anne Immelé
Mardi 22/10/2013 à 18h, amphithéâtre du QUAI (HEAR Mulhouse)

Joachim Schmid présentera ses livres photos, réalisés à partir de photo trouvées. Il abordera la question du livre d'artiste à l'ère de la photo numérique. Joachim Schmid, artiste installé à Berlin, a fondé son travail sur des photographies trouvées. Depuis près de trente ans, Joachim Schmid collecte, récupère, recycle des images issues des millions d’images produites chaque jour. Il crée à partir de ce flot d’images, déjà en circulation et leur donne une nouvelle existence hors de leur destination première.  
//
Bits and Books – a talk about making artist’s books in the age of digital photography, online photo hosting, and print on demand. Joachim Schmid is a Berlin based artist who has worked with found photography since the early 1980s. After beginning his career as a freelance critic and the publisher of the West Germany photography journal Fotokritik, Schmid turned his attention to his own art production, based primarily on found photography and public image sources. Schmid's use of extended series reflects his concern with photography as an encompassing, culturally dispersed and ubiquitous social and aesthetic discourse that runs throughout the public and private spheres of modern life. His artistic preoccupations reflect a close observation of photographic history and a fascination with photographic images themselves in all their alternately bizarre and conventionalized aspects. Schmid's work has been exhibited internationally and is held in the collections of many major international institutions. In 2007 Photoworks and Steidl published a comprehensive monograph of his work Joachim Schmid Photoworks 1982-2007.

Haute école des arts du Rhin
Le Quai école supérieure d'art
3 quai des Pêcheurs 68200 Mulhouse
du lun. au ven. de 7h45 à 19h00
Tél. 03 69 77 77 20


mercredi 9 octobre 2013

Searching for Sebald


W.G. Sebald's books are sui generis hybrids of fiction, travelogue, autobiography and historical expos», in which a narrator (both Sebald and not Sebald) comments on the quick blossoming of natural wonders and the long deaths that come of human atrocities. All his narratives are punctuated with images--murky photographs, architectural plans, engravings, paintings, newspaper clippings--inserted into the prose without captions and often without obvious connection to the words that surround them. This important volume includes a rare 1993 interview called "'But the written word is not a true document': A Conversation with W.G. Sebald about Photography and Literature," in which Sebald talks exclusively about his use of photographs. It contains some of Sebald's most illuminating and poetic remarks about the topic yet. In it, he discusses Barthes, the photograph's "appeal," the childhood image of Kafka, family photographs, and even images he never used in his writings. In addition, Searching for Sebald positions Sebald within an art-historical tradition that begins with the Surrealists, continues through Joseph Beuys and blossoms in the recent work of Christian Boltanski and Gerhard Richter, and tracks his continuing inspiration to artists such as Tacita Dean and Helen Mirra. An international roster of artists and scholars unpacks the intricacies of his unique method. Seventeen theoretical essays approach Sebald through the multiple filters of art history (Krauss), film studies (Kluge), cultural theory (Benjamin), psychoanalysis (Freud), and especially photographic history and theory (Barthes, Kracauer), and 17 modern and contemporary art projects are read through a Sebaldian filter. If Sebald's artistic output acts as a touchstone for new critical theory being written on "post-medium" photographic practices, Seaching for Sebaldsuggests a model for new investigations in the burgeoning field of visual studies.

Searching for Sebald, Published by Institute of Cultural Inquiry Edited by Lise Patt. Essays by Richard Crownshaw, Adrian Daub, Lisa Diedrich, Florence Feiereisen, Mattias Frey, Chris Gregory-Guider, Avi Kempinski, Christina Kraenzle, Christa-Maria Lerm Hayes, Anneleen Masschelein, Bettina Mosbach, et al.


Thanks to Velibor Bozovic

samedi 28 septembre 2013

Visite d'atelier à Montréal / Jessica Auer

© Jessica Auer Bear Butte, South Dakota, 2007, C-print, 40”x52”

"Jessica Auer is a documentary-style landscape photographer from Montreal. From the beaten track to the frontier, she explores places where history and mythology are woven into the landscape. Jessica is currently working on a photo-based project titled Standing at the Edge of the Unknown, inspired by Viking exploration history and the discovery of the New World by Europeans. Follow her travels and research on this blog. You can also visit her website here.
When the Viking Explorer is not on a voyage, you may find her on top of a mountain with her partner the Virtual Hiker, or working with her friends at gallery Les Territoires or teaching in the Photo department at Concordia University." from Jessica Auer's blog 

Visite d'atelier à Montréal : Maryse Goudreau

"Dans sa récente exposition présentée au Musée de la Gaspésie, Maryse Goudreau poursuit ses recherches sur le paysage. Une bonne partie de son travail photographique porte sur les marques de la décomposition opérée par la modernité sur le patrimoine paysager gaspésien. À travers une approche archivistique sous-tendue par des préoccupations sur l’identité, l’attachement et le temps, elle crée des univers photographiques oscillant entre le bidimensionnel et l’installation." Adrienne Luce, extrait de l'article publié dans ESSE. Blog de Maryse Goudreau 

jeudi 19 septembre 2013

Arranging Constance Spry – chorégraphie florale // Leisure

Arranging Constance Spry – chorégraphie florale
La Vitrine Atelier Daigneault/Schofield 2126, rue Rachel Est, Montréal
July-August 2013 juillet-aôut 2013
In 1926 society florist Constance Spry caused a “sensation” with her arrangement of collard greens, weeds and seed pods for the shop windows of Atkinsons, Bond Street perfumery. For the vitrine installation at 2126 rue Rachel Est, Leisure considers the choreography behind Spry’s arrangements, highlighting the improvisational gestures and supporting objects behind her brazen floral displays.
Leisure is a collaborative art and curatorial practice begun in 2004 by Meredith Carruthers and Susannah Wesley.



samedi 7 septembre 2013

Finissage de la Biennale de la Photographie




Finissage de Play & replay, Biennale de la photographie lors d'un moment d'échange autour de l'affichage urbain de Michel François. 
Les affiches de Michel François ont été disséminées dans le territoire mulhousien. Ces affichages urbains ont été photographié et leur documentation ont fait l’objet d’une restitution dans la salle d’exposition. Cette circulation et ce partage de l’image est en phase avec la philosophie de l’artiste : « communiquer à travers la liberté de l’art et de la vie, rester attentif au rapport qu’ont les gens avec le monde qui les touche et s’impliquer soi-même personnellement, intensément ». Michel François développe une oeuvre proliférante et mouvante, aujourd’hui reconnue dans le monde entier. La sculpture y apparaît comme une pratique fondatrice, intégrant les médiums les plus variés comme la photographie, la vidéo, l’installation ou la performance. Depuis 1994, l’artiste réalise pour chaque exposition une nouvelle affiche grand format issue de ses photographies. Pour Michel François : « L’art, de toute façon, c’est la vie que l’on sculpte ». 
Dimanche 15 septembre à 16h au Musée des Beaux-arts de Mulhouse.
En partenariat avec Mulhouse Art Contemporain et le CCC de Tours.

D'autres rendez-vous, visites et rencontres sont prévus durant le week-end :


SAMEDI 14 SEPTEMBRE BIBLIOTHEQUE GRAND'RUE
14h-17h30 : Atelier flip book, à partir de 10 ans, pour 10 personnes max. 1ère session de 14h à 15h30, 2ème session de 15h45 à 17h30
15H : Visite de l'exposition Le Troisième but avec les ar tistes Nathalie Wolff et Matthias Bumiller 
16H : Conférence Nos vacances par les artistes Nathalie Wolff et Matthias Bumiller
Renseignements à la bibliothèque Grand'Rue 03 69 77 67 17
SAMEDI 14 SEPTEMBRE AFSCO ESPACE MATISSE
18H Vernissage de l'exposition Portraits de vies aux Coteaux, photographies argentiques réalisées lors d'un atelier avec des habitants du quartier.
Centre social Afsco-espace Matisse 27 rue Henri Matisse. Renseignements : service action territoriale 03 69 77 60 18
DIMANCHE 15 SEPTEMBRE BIBLIOTHEQUE GRAND'RUE
14h-17h30 : Atelier flip book, à partir de 10 ans, pour 10 personnes max. 1ère session de 14h à 15h30, 2ème session de 15h45 à 17h30
DIMANCHE 15 SEPTEMBRE MUSEE DES BEAUX-ARTS
15H : Visite de l'exposition Play & Replay, avec Anne Immelé, commissaire de l'exposition.
16H : Visite pour les enfants 7-11 ans
Renseignements au Musée des Beaux-arts 03 69 77 77 90 ou association Agrandisseur 06 99 73 81 80 


Atelier photo au quartier des Coteaux, Mulhouse


© Anne Immelé, atelier

Dans le cadre de Play & Replay, première biennale de la photographie de Mulhouse, deux actions se sont déroulées dans le quartier des Coteaux. Durant l'été, des affiches de l'artiste Michel François ont été collées dans le quartier et un atelier de photographie argentique a eu lieu avec des habitants des Coteaux, fruit d'une collaboration de l'association l'Agrandisseur avec le service d'action territoriale, le groupe d’habitants « il faut tout un quartier pour éduquer un enfant », le conseil de quartier des Coteaux, les associations du quartier, et l'AFSCO.   
L'exposition "Portrait de vies au coteaux" aura lieu du 14 septembre au 04 octobre à l'Afsco, Espace Matisse.  
Un moment d'échange autour des affiches de Michel François est organisé le Dimanche 15 septembre à 16h au Musée des Beaux-Arts avec Mulhouse Art Contemporain, ce sera également le finissage de la Biennale de la Photo de Mulhouse.

vendredi 6 septembre 2013

Projection RIEN NE VA PLUS part I à T66

Janine Bachle, Doppelbelichtet

Zur Preview der Ausstellung „nächtens“
mit Fotografien von Daniel Schlindwein
zeigen wir am Donnerstag, den 12. September
ab 20 Uhr die Projection: «RIEN NE VA PLUS»

RIEN NE VA PLUS
Emilie Saccocchio, Geste II // Melissa Catanese, Dive Dark Dream Slow //
Bruno Grasser Parking // Simone Demandt, L.I.T // Amélie Laval,
Ce serait votre chambre personnelle // Marine Lanier, La vie dangereuse //
Marion Pedenon, Le syndrome de glissement // Guillaume Chauvin,
Entre Sibérie et Aujourd’hui // Lana Mesic,Erased // Emilie Saccocchio,
Geste I // Sarah Ung, Shani Chevalier, Emmanuelle Neff, Le songe de
Boustrophédon // Moussa Moussa, Individualités collectives //
Pierre Soignon,Macaron & Leakerli // Daniel Schlindwein Night land //
Janine Bächle, Doppelbelichtet // Tiane Doan na Champassak, King
of photography Jacques Lopez, Virilio Glitch // Eric Jan van der Geer
"51°55’51 N-4°28’45"

Kulturwerk des Berufsverbandes Bildender Künstlerinnen und Künstler Südbaden (gem. e.V.) Talstrasse 66, D 79102 Freiburg                                                                                fon 0761 - 38 29 84 // mobil 0174 - 303 60 46 www.t66-kulturwerk.de