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samedi 27 novembre 2010

Memento mori, Installation View, Kunstverein Freiburg

© Anne Immelé  Memento mori,  Installation View
© Anne Immelé  Memento mori,  Installation View

"Die Bildfolge Memento mori schildert die Verwundbarkeit, die unbeständige und sterbliche Eigenschaft aller Wesen oder Dinge. Indem die Fotografie nur das Erscheinungsbild unserer Umgebung und der für uns bedeutende Menschen zeigt, hinterfragt sie das Vergängliche der Dinge und der Leben. Die Bildfolge assoziiert teilweise gelöschte Polaroïdbilder aus den 60iger Jahren und digitale Bilder, die mit dem Erscheinungsvorgang spielen. In diesen Bildern, die « nie endende Augenblicke » zeigen, wird die spektrale Dimension der Fotografie hervorgerufen." Anne Immelé (Überstzung Sabine Clochey)
La séquence Memento mori figure la vulnérabilité, la nature instable et mortelle de tout être ou chose. En ne montrant que l’apparence de ce qui nous entoure, des êtres qui nous sont chers, la photographie questionne le caractère éphémère des choses et des vies. La séquence associe des polaroids, en partie effacés, datant des années 1960 avec des images numériques qui jouent sur le processus d'apparitions. La dimension spectrale de la photographie est convoquée dans ces images qui montrent des "instant qui n’en finissent pas" .

Time and Motion Study | Regionale 11 | 26.11.2010 - 02.01.2011


Kunstverein Freiburg e.V.
Dreisamstr. 21
79098 Freiburg

samedi 10 avril 2010

Anne Immelé / Les Antichambres / Memento Mori / Paysages immobiles

© A.Immelé, Les Antichambres, Espace Malraux


"Les antichambres " sont des images qui montrent un état des choses, un état des lieux. Ces images pourraient paraître calmes, sereines, harmonieuses, reposantes... or j'espère qu'il n'en est rien. Malgré leur apparence immobile et hiératique ce sont des forces intranquilles que je souhaite convoquer. Les paysages urbains nous montrent des habitations récentes, des parking, des chantiers, des lieux incertains, mais tous sont caractérisés par ce que je nommerais le "nivellement". Souvent il s'agit de nivellement au sens géographique du terme, nivellement du sol qui a été aplani pour y construire un immeuble par exemple. Il s'agit également du nivellement social avec ces immeubles qui ne convoquent pas la diversité, la singularité mais nous montre obstinément ce qui est du registre de la similitude, du même. Une uniformité, un formatage méticuleusement organisé.  Les portraits jouent de la faille entre l'extériorité, la surface du visage enregistré par l'appareil photo et l'intériorité - toujours inaccessible. Dans cette faille, se joue quelque chose qui pour moi est du registre d'un effondrement.


© A.Immelé, Paysages immobiles
Les "paysages immobiles" sont des images saisies dans mon quotidien, dans les rues et les lieux qui me sont familières. Il s'agit de scruter "l'étendard du réel" pour mieux l'éclipser peut-être.

© A.Immelé, memento mori


Memento mori,  séquence présentée ici pour la première fois, associe des photographies numériques récentes avec de petits tirages argentiques et polaroïd, utilise aussi la projection diapositive. Memento mori questionne la photographie elle-même dans son processus d'apparition et dans son rapport au temps. Son rapport à l'instant photographié, à la proximité instaurée avec un instant éphémère. Si l’instant photographié est toujours déjà passé, l’image nous reste, fixant un instant qui n’en finit pas. La dimension temporelle de la photographie se noue au moment de la prise de vue, mais elle se joue également dans le regard porté rétroactivement sur des images accumulées, qui se chargent d’une dimension affective et mémorielle nouvelle.  Exposer à Colmar qui est ma ville natale n'est pas sans conséquence avec le fait d’y montrer cette série et d’anciennes photographies, et parmi elles l’une de mes premières photographies, prise à Colmar, rue Wilson en 1989." Discours lors du vernissage.



Anne Immelé, Exposition Du 10 avril au 30 mai 2010
L’Espace d’Art contemporain André Malraux , 4 rue Rapp, 68000 Colmar

jeudi 28 février 2008

Séquences-disjonction, séquences-évocation et agencements-constellation dans les pratiques photographiques contemporaines (1989-2005)

Thèses de doctorat, Université Marc Bloch, Strasbourg
"Au sein de la séquence et de l’agencement, les photographes associent si étroitement leurs photographies qu’on ne peut les séparer sans modifier le sens de l’œuvre. Notre recherche se consacre aux formes spécifiques de la séquence-disjonction, de la séquence-évocation et de l’agencement-constellation. La séquence-disjonction est une association des hétérogènes. Avec la séquence-évocation, l’artiste génère des états de pensées et d’émotions. L’agencement-constellation est une disposition éclatée de photographies au caractère fragmentaire, en propension. À partir d’un corpus d’œuvres contemporaines (Raymonde April, Christophe Bourguedieu, Stéphane Duroy, Christian Milovanoff, Suzanne Lafont, Michael Schmidt, Wolfang Tillmans) nous questionnons les enjeux de ces formes dans la relation qu’elles instaurent avec le réel et avec une certaine forme de narration. En utilisant un montage disjonctif ou évocateur, les artistes questionnent leur rapport au monde et à l’Histoire."

IMMELÉ, Anne (2007) Séquences-disjonction, séquences-évocation et agencements-constellation dans les pratiques photographiques contemporaines (1989-2005). Thèse déposée le 28 Février 2008, Université Marc Bloch Strasbourg.

lundi 20 octobre 2003

WIR / FILIGRANE EDITION


© Anne Immelé Image extraite de WIR, p.13
© Anne Immelé Image extraite de WIR, p.37
"Das Buch WIR beinhaltet Schwarz-weiß-Fotos, die ich von 1995  bis 2002 gemacht habe. In diesem Buch erscheinen die ersten Seefotos. Das Wasser hat sich allmählich in Stadtfotos eingeschlichen, die ich in Quebec aufgenommen habe. Ein Schwimmbad in einem Hotel, Ein Robbenschwimmbecken, oder ein leerer Parkplatz: viele Bilder, die an Seen erinnern. Was ich als See bezeichne, ist nicht unbedingt eine « große Süßwasserfläche », sondern im weiteren Sinne irgendein Bereich, irgendeine leere Fläche, die in einem Raum eingeschlossen ist. Immer wieder habe ich nach diesen Formen im Stadtraum gesucht. 1998, zurück im Elsass, nach zwei Jahren in Quebec, habe ich angefangen, vogesische Seen zu fotografieren. Diese Bilder sind mit der Schwere eines Lichtes verbunden, das in seiner spektralen Dimension betrachtet wird. Die Dimension der Lichtspur ist hier mit der Dimension des Erinnerungvermögens der Fotografie zu verbinden." A.Immelé (Traduction du français par Sabine Clochey)


© Anne Immelé Image extraite de WIR p.29

"Le livre WIR réuni des photographies prises de 1995 à 2002, en noir et blanc. C’est dans ce livre, qu’apparaissent les premières photos de lacs. L'eau s'est immiscée peu à peu dans des photographies urbaines prises au Québec. Une piscine dans un hôtel, un bassin d’otaries, ou un parking vide : autant d’images rappelant les lacs. Ce que je nomme « lac » n’est pas uniquement une « grande nappe d’eau douce », c’est par extension, toute étendue, toute aire vide enserrée dans un espace. De manière récurrente, j’ai recherché ces formes dans l’espace urbain. En 1998, de retour en Alsace, après deux ans au Québec, j'ai commencé à photographier des lacs vosgiens.  Je voulais me confronter directement à la surface de l'eau qui, dans mes photos, est un élément existentiel nous renvoyant à nous-même. Dans le livre WIR, ces photos de lacs sont associées avec des vues urbaines et des personnages pris dans leur pensées. Les images sont reliées par la pesanteur d’une lumière considérée dans sa dimension spectrale. La dimension de trace, d’empreinte lumineuse est à relier ici avec la dimension mémorielle de la photo."
http://www.filigranes.com