Affichage des articles dont le libellé est Bernard Plossu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bernard Plossu. Afficher tous les articles

jeudi 20 septembre 2012

TRAIN DE LUMIERE / RENCONTRE AVEC BERNARD PLOSSU



© Bernard Plossu, Train de lumière
Bernard Plossu présentera sa séquence Train de lumière, exposée dans l'exposition Les temps satellites. Cette séquence réunie 24 photogrammes, extraits d’un film super-huit réalisé par Bernard Plossu dans le train qui relie Lyon à La Ciotat, lieu mythique qui fut le théâtre d’un des premiers films des frères Lumière.  La soirée continuera avec la projection des deux films réalisés par Hedi Tahar sur le travail de Bernard Plossu, « Marseille en autobus » (1991, 13’) et « Sur la voie » (1998, 26’).  Pour clore la soirée, Bernard Plossu présentera ses ouvrages parus aux éditions Médiapop : Far out ! Les années Hip : Haight-Ashbury, India, Goa (2001), De Buffalo Bill à Automo Bill (texte de David Le Breton, 2012), ainsi que le tout récent îles grecques, mon amour (texte de Philippe Lutz, 2012). 


Soirée en présence de Bernard Plossu, de Philippe Schweyer (Médiopop), de Philippe Lutz et d’Anne Immelé (Association l'Agrandisseur).

Bernard Plossu est né en 1945 au Vietnam. Il commence à photographier à l’âge de 13 ans au Sahara. à 20 ans, il est au Mexique et ne cessera dès lors de voyager et d’enrichir une œuvre photographique célébrée en 1988 par une exposition au Centre Pompidou et le Grand Prix national de photographie, et en 2007 par une rétrospective au Musée d'art moderne de Strasbourg. 
Aux éditions Médiapop, il a publié Far out ! Les années Hip : Haight-Ashbury, India, Goa (2001), De Buffalo Bill à Automo Bill (texte de David Le Breton, 2012),  îles grecques, mon amour (texte de Philippe Lutz, 2012). Aux éditions Yellow Now, il a publié : Train de Lumière (2000), So Long (2007), La frontera (2007) et Plossu Cinéma (2010).
Aux éditions Filigranes, il a publié Cinéma Fixe ? (texte de Dominique Païni, 2002).
Lundi 24 septembre à 19h, au Musée des Beaux-arts de Mulhouse

vendredi 14 septembre 2012

Les Temps satellites


François Deladerrière, série L'Illusion du tranquille
courtesy Galerie Le Réverbère, Lyon


Du 15 septembre au 10 novembre 2012, le Musée des Beaux-Arts de Mulhouse présente l’exposition Les temps satellites LES TEMPS SATELLITES, blog de l'exposition. Proposée par L’agrandisseur et imaginée par Anne Immelé, cette exposition invite à une réflexion sur la notion de temps inhérente au travail photographique.  L'exposition réunie Raymonde April, François Deladerrière, Philip-Lorca diCorcia, Pierre Filliquet, Aurélien Froment, Angela Grauerholz,  Suzanne Lafont, Eric Nehr, Bernard Plossu, Fiona Rukschcio ainsi que des photographies du XIXe d'Auguste Bartholdi, Adolphe Braun, Henri Ziegler.

Depuis son invention, des perceptions et des interprétations liées au temps gravitent autour de la photographie, tant ce medium instaure une relation particulière à l’éphémère et à l’immuable. Ce sont ces temps satellites que l’exposition met en évidence. Le rapport au temps se noue lors de la prise de vue mais aussi dans la mise en relation de photographies. Par la mise en regard de photographies du 19e siècle et de photographies contemporaines, l’exposition confronte des esthétiques photographiques qui peuvent se rejoindre et se répondre, indépendamment d’un regard historique, à partir de quatre thématiques liées aux temporalités de la photographie. 

L’exposition a pour point de départ un daguerréotype réalisé en 1841 à Mulhouse par Henri Ziegler, conservé au Musée Historique de Mulhouse. Utilisant une invention divulguée deux années auparavant, ce portrait, intitulé Portrait à la montre de Gaspard Ziegler, a la particularité de montrer un jeune homme souriant, tenant une montre dont on distingue les aiguilles. La montre dont le temps s’est arrêté est naturellement une mise en abîme de la photographie. Cette image est un moment suspendu, qui, depuis 1841, nous montre la même heure, invariablement,un instant qui n’en finit pas. 
A l’instar de Raymonde April et de François Deladerrière, artistes invités, les photographes réunis proposent une expérience du passage du temps ou de la durée, à partir d’une esthétique de l’instant et de l’immobilité vive. L’expérience de vie et le rapport au monde sont au cœur de leurs œuvres, si bien que leurs photographies sont autant de témoignages de leur manière d’habiter le monde. 
Structurée à partir de quatre thématiques transversales, l’exposition impulse une réflexion sur les différents enjeux et usages de la photographie en proposant un agencement d’images de périodes et mouvements artistiques hétérogènes, tout en veillant à ce que s’installe un dialogue entre les photographies contemporaines et les « incunables ».


Fine arts Museum, Mulhouse 
15.09.2012 - 10.11.2012
Contemporary photographs from : Raymonde April, François Deladerrière, Philip-Lorca diCorcia, Pierre Filliquet, Aurélien Froment, Angela Grauerholz,  Suzanne Lafont, Eric Nehr, Bernard Plossu, Fiona Rukschcio. Ancient photographs from : Auguste Bartholdi, Adolphe Braun, Henri Ziegler
A suggestion from the association «  L’Agrandisseur »
 Curator : Anne Immelé


///From September 15th till November  10th, 2012, Fine arts Museum of Mulhouse presents the exhibition « Les temps satellites » « Satellites times »  proposed by the association « L’Agrandisseur » and imagined by Anne Immelé. This exhibition collects a selection of old and contemporary photographs which leads us to the notion of time reflection, inherent to the photographic work. It allows the viewers to stroll through a unique visual experience made of plurality and photographic moments. 
Since her creation, perceptions and interpretations are connected to time and revolved around the photography, this medium establishes a particular relation from short-lived to unchanging. This exhibition highlights these satellites times. The relationship with the time takes place from the shooting to the publication of the photographs. From the 19th century up to now the exhibition proposes a confrontation between the aesthetics of the photographics which could be quite similar considering the temporality thematic of the photography, disregarding the historical context. 

The starting point of the exhibition is the daguerreotype realized in 1841 in Mulhouse by Henri Ziegler and preserved in the Historic Museum of Mulhouse. Using an invention revealed two years before, this portrait, entitled « Portrait à la montre de Gaspard Ziegler », has the peculiarity to show a smiling young man, holding a watch from which we distinguish the needles. The time on the watch is stopped, setting the photography in abyss. This picture represents a fixed point over time and since 1841, it points out the same hour, invariably, a never ending moment. 

Following the example of Raymonde April and François Deladerrière, guest artists, the photographers united by Anne Immelé propose the experience of the passage of time or duration, through the aesthetic of the moment and the immobility. Life experience and world interactions are the central issue of their works.  So that their photographs are so many testimonies of their way of inhabit the world. 
The exhibition develops a large variety of events and animations by providing brochures on the artists, mediation actions and partnerships allowing the visitors to extend their visit to the museum by a whole set of meetings, conferences, projections, readings with the artists and cultural actors.


samedi 17 décembre 2011

BERNARD PLOSSU / Hors saison



Ce lundi matin pluvieux a été l'occasion de rencontrer Bernard Plossu. Invité par Philippe Schweyer, Bernard Plossu est venu à Mulhouse pour un dimanche après-midi de signature du livre FAR OUT, sorti chez médiapop il y a quelques mois. 
Dehors la grisaille de décembre, et dedans nos regards qui parcourent quelques images issues du voyage mexicain, des Saisons andalouses ou encore du Plossu / so long, autant de livres habités par les voyages, la frontière et le sud.  Du sud, il en est beaucoup question, de l'Andalousie et de ses hirondelles, du Chili de son ami Sergio Larrain, de la Ciotat et du Train de lumière. Puis d'évoquer ce cinéma fixe, cette spontanéité si prompte à l'esquisse de bribes de fictions. Cette rencontre faisait suite à un article écrit dans la revue Mulhouse-gare centrale.

jeudi 1 décembre 2011

Poétique du mouvement




Mon article "Les vues de trains ou une certaine idée de la séquence" est à découvrir dans le hors série Novo "Mulhouse gare centrale". L'article est consacré à la séquences photographiques, notamment chez Bernard Plossu : 
" Chez Bernard Plossu, la séquence fluide permet de restituer la jouissance
perceptive que constitue le travelling du train comme dans l’ouverture du livre
Cinéma fixe ? (ill.3) La mise en séquence permet de réactiver une mobilité du
regard ; ce n’est plus le mouvement initial du train, mais une mouvance du
regard du spectateur qui va activer des liens entre les photographies. Le train est
mouvement comme le cinéma3, les images prises de train peuvent se constituer
en séquences mais sans nécessité de continuité spatiale et temporelle. La
séquence fluide de Plossu commence par la collision de deux vues prises à sept
années d’intervalle, s’imbriquant selon des rapports d’opposition entre l’intérieur
et l’extérieur, brouillant l’échelle des plans."

vendredi 5 novembre 2010

Raymond Meeks Nevermore



© Raymond Meeks, Nevermore, 2006


Mon ami Jean-Jacques Delattre, photographe et passionné de livres photographiques, m'a fait découvrir Nevermore de Raymond Meeks. Réalisé le 29 aout 2006 à Greenland, l'édition regroupe des vues de corbeaux en vol, au plus proche du sol.  Le dépouillement des images est frappant. Nous voyons des paysages désolés et des vues de ciel presque vide. Par la qualité particulière des tirages réalisés - pour certains sur un support transparent - nous ressentons le phénomène d'apparition de l’image (l’image semble entrain d’apparaître devant nous, comme si elle se révélait devant nous), dans une tension entre la profondeur et la surface. La lumière est vibrante, poudreuse. Les images sont auratiques, elles convoquent le proche et le lointain, le présent et le passé. La luminosité et le vol des oiseaux n'évoquent pourtant pas des instants de vie heureux, légers et aériens, comme peuvent le faire les photographies de Bernard Plossu dans la série des Hirondelles andalouses[1]. Si l'hirondelle est légère et toujours en mouvement, le corbeau nous apparaît lourd, pesant, inquiétant. Le corbeau symbolise ici la mort, comme l'indique également le titre Nevermore, référence au poème d'Edgar Allan Poe, The Raven dans lequel un corbeau répète inlassablement nevermore, jamais plus. Le titre peut aussi se référer au ça a été de la photographie, qui nous montre toujours ce qui ne sera  jamais plus, puisque déjà vécu, déjà passé. © A.I

[1] Bernard Plossu, Hirondelles andalouses, Filigranes éditions, Paris, 2008, texte de Jean-Christophe Bailly.