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jeudi 30 avril 2015

L’art de disjoncter / Conférence de Jean-Luc Nancy et Anne Immelé


Jean-Luc Nancy et Anne Immelé, CRAC d'Altkirch en 2003
La création artistique et littéraire sera abordée dans sa dimension d’articulation. Il sera question de jonction mais aussi de disjonction, de syncopes et de constellations, de littérature, de philosophie et de photographie. A l’occasion de la sortie des ouvrages « Demande. Littérature et philosophie » aux éditions Galilée et « Constellations photographiques » aux éditions Mediapop.

La collaboration entre Jean-Luc Nancy et Anne Immelé a commencé en 2003 avec la sortie de WIR aux éditions Filigranes, puis "L’approche / Die Annäherung" publié en Allemagne puis en France (édition de La phocide sous le titre Le poids de la pensée/l’approche) en 2008, ainsi qu’à une conversation filmée WIR+10 en 2013. 


Philosophe, professeur émérite à l’Université des Sciences humaines de Strasbourg, Jean-Luc Nancy a également été professeur de l’Université de Californie (San Diego) et professeur invité aux Universités d’Irvine, Berkeley et Berlin. Il a co-dirigé avec Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe et Sarah Kofman la collection « La philosophie en effet » aux éditions Galilée. Autour de Jean-Luc Nancy s'est créée une communauté de pensée, ou plutôt "avec" lui qui a précisément interrogé la notion de "commun". Philosophe toujours, il ne cesse de réinventer le sens de la philosophie comme une pesée, de réévaluer le poids du sens, d'approcher le monde sans prétendre le saisir. Sa pensée est dérobée, ouverte, inquiète, inappropriable, mais elle touche au plus près la peau des choses.

Depuis 2001, Anne Immelé développe des séries photographiques qui s’inscrivent dans un rapport politique et poétique au monde, questionnant la relation de l’individu à la communauté et la possibilité du partage d’une expérience commune dans les villes contemporaines. Photographe et théoricienne, Anne Immelé exerce également une activité de commissariat d’exposition, qui prend appui sur les recherches théoriques. Elle enseigne à la HEAR, Haute école des arts du Rhin.


Mardi 12 mai à 20h
Librairie 47° nord / MULHOUSE / entrée libre



lundi 25 novembre 2013

WIR + 10 // Conversation avec Jean-Luc Nancy

Pour les 10 ans de la publication de WIR, paru en 2003 aux éditions Filigranes, la photographe Anne Immelé rencontre Jean-Luc Nancy afin d'échanger autour du livre. En 2003, Jean-Luc Nancy avait écrit le texte "Lumière étale" pour accompagner la séquence photographique noir et blanc réunissant des photographies réalisées dans différents territoires emplies de froids, de blancs, de nuits, de brumes. La pesanteur des nuages sur les lacs vosgiens y résonnait avec la fulgurance des congères de neige québécoise.

lundi 11 novembre 2013

WIR + 10





Pour les 10 ans de la publication de WIR, paraît une édition de 10 exemplaires signés par les auteurs et numérotés, accompagnés d’un tirage photographique signé Anne Immelé (tirage argentique noir & blanc réalisé en 2003 format 18 x 24 cm), ainsi qu'un texte inédit WIR + 10 de Jean-Luc Nancy. 
A commander dès maintenant via mon site 


samedi 19 octobre 2013

Les eaux diaphanes

A.Immelé, lac noir, extrait de WIR. Tirage argentique, 40x40 cm.

"Parmi les phénomènes éphémères que sont les variations climatiques, les brumes, les nuées, les averses et les pluies, cristallisent la relation intime qui se noue entre le regardeur et le paysage. Le photographe, comme le peintre relie ces éléments physiques transitoires à ses états de pensées et d'émotions. Dans Le sauvage et l'artifice. Les japonais devant la nature, Augustin Berque remarque que : « telle pluie ne tombe qu'en telle saison, voir à tel moment de la journée, parce qu'elle est inséparable de tout un monde de sensations, d'émotions, dont l'enchaînement plus ou moins codifié l'enclave dans certains paysages. » Cela est repris dans La pensée-paysage de Michel Collot, ouvrage qui considère le paysage comme phénomène, plus que comme représentation. Michel Collot rappelle le lien vital que relie le poète, le voyant au paysage, « je suis ce que je vois » écrivait Valery, « Je suis ce qui m'entoure », Wallace Stevens.

A propos de l'une de mes photos, celle du Lac Blanc, dans un texte intitulé L'approche,Jean-Luc Nancy écrivait « Photo, instantanée. Au lieu de moi, le monde ». Dans Lumière étale, paru dans WIR : « Les eaux diaphanes des yeux, leurs humeurs cristallines et vitrées sont étales à leur tour : ni marée de larmes, ni jusant de froideur, mais le très lent bougé d'un sentiment sûr et fragile qui suspend ces humeurs au contact de l'image, qui leur communique son équilibre mouvant pendant qu'il vient s'étaler contre elles. ». Liquidité des humeurs secrétées par notre corps en échos aux nuages, vapeurs, brumes, ou fumées. Dans mes photographies, je considère le paysage comme expérience sensible, comme manière d'habiter le monde." A.I

jeudi 30 septembre 2010

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"Sterben, bilden : singulière proximité d'un "je (me) meurs" et d'un "je (m')image"


Jean-Luc Nancy, "L'imagination masquée"










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mercredi 4 février 2009

JEAN-LUC NANCY DIE ANNÄHERUNG / L'APPROCHE

© Anne Immelé, Lac blanc, extrait de la série des lacs
"Dieses stehende und ruhende Wasser des Sees ist der Ausgangspunkt meines Essays Die Annaeherung (2006). Und es war die photographische Arbeit von Anne Immele, speziell eine Serie von Seefotos, die mich dazu inspiriert hat. Man darf an dieser Stelle nicht unerwaehnt lassen, dass ich einen Text fur sie geschrieben habe, der in dem Fotobuch WIR (2003) erschien. Der Gesamteindruck dieser Fotos, unter denen es bereits einige Bilder von Seen, sowie von Wasserbecken in Zoos gab, und darueber hinaus von Wasserlachen und Schwimmbaedern (es gab auch andere Fotos, ohne Wasser) – dieser Eindruck legt es nahe, von ihrer Eigenart als einer Art zu sprechen, die Dinge ruhig zu stellen, gleich zu machen und in die Laenge zu ziehen, all das in einem ziemlich konstant grauen oder verblassenden Licht. Ich habe meinen Text Stehendes Licht (Lumiere Etale) genannt. Etale ist im Franzoesischen ein Adjektiv, das im Begriff Stauwasser (oder auch Stillwasser) jene Phase im Zyklus von Ebbe und Flut bezeichnet, die sich zwischen das Ende des auflaufenden Wassers und den Anfang des ablaufenden Wassers schiebt. Der Wellengang wird sanfter, eine Spannung wird spuerbar, ein gewisses instabiles Gleichgewicht, das aber eine Pause einleitet." Jean-Luc Nancy GANZE TEXT IN BERLINER GAZETTE  Das liegende Auge


© Anne Immelé La série des lacs, CCAM, 
scène nationale de Vandoeuvre-les-Nancy, 2004

«  Photo, instantané : au lieu de moi, le monde. Car le monde, l’ouvert, le grand espacement, c’est moi, c’est mon extension, ma dilatation, mon éloignement. C’est mon départ et mon arrivée. C’est mon allée-venue, c’est mon approche, c’est ce qui s’approche de moi. » Jean-Luc Nancy, L'approche, éditions de La Phocide, Strasbourg./ 
« Foto, Momentaufnahme ; an meiner Stelle – die Welt. Denn die Welt, das Geöffnete, der große Abstand, das bin ich, das ist mein Aufbuch und meine Ankunft. Das ist mein Gehen und mein Kommen, das ist meine Annäherung, das ist das, was sich mir annähert. » Jean-Luc Nancy, Die Annäherung, Salon Verlag, Cologne.


lundi 20 octobre 2003

WIR / FILIGRANE EDITION


© Anne Immelé Image extraite de WIR, p.13
© Anne Immelé Image extraite de WIR, p.37
"Das Buch WIR beinhaltet Schwarz-weiß-Fotos, die ich von 1995  bis 2002 gemacht habe. In diesem Buch erscheinen die ersten Seefotos. Das Wasser hat sich allmählich in Stadtfotos eingeschlichen, die ich in Quebec aufgenommen habe. Ein Schwimmbad in einem Hotel, Ein Robbenschwimmbecken, oder ein leerer Parkplatz: viele Bilder, die an Seen erinnern. Was ich als See bezeichne, ist nicht unbedingt eine « große Süßwasserfläche », sondern im weiteren Sinne irgendein Bereich, irgendeine leere Fläche, die in einem Raum eingeschlossen ist. Immer wieder habe ich nach diesen Formen im Stadtraum gesucht. 1998, zurück im Elsass, nach zwei Jahren in Quebec, habe ich angefangen, vogesische Seen zu fotografieren. Diese Bilder sind mit der Schwere eines Lichtes verbunden, das in seiner spektralen Dimension betrachtet wird. Die Dimension der Lichtspur ist hier mit der Dimension des Erinnerungvermögens der Fotografie zu verbinden." A.Immelé (Traduction du français par Sabine Clochey)


© Anne Immelé Image extraite de WIR,  p.29

"Le livre WIR réuni des photographies prises de 1995 à 2002, en noir et blanc. C’est dans ce livre, qu’apparaissent les premières photos de lacs. L'eau s'est immiscée peu à peu dans des photographies urbaines prises au Québec. Une piscine dans un hôtel, un bassin d’otaries, ou un parking vide : autant d’images rappelant les lacs. Ce que je nomme « lac » n’est pas uniquement une « grande nappe d’eau douce », c’est par extension, toute étendue, toute aire vide enserrée dans un espace. De manière récurrente, j’ai recherché ces formes dans l’espace urbain. En 1998, de retour en Alsace, après deux ans au Québec, j'ai commencé à photographier des lacs vosgiens.  Je voulais me confronter directement à la surface de l'eau qui, dans mes photos, est un élément existentiel nous renvoyant à nous-même. Dans le livre WIR, ces photos de lacs sont associées avec des vues urbaines et des personnages pris dans leur pensées. Les images sont reliées par la pesanteur d’une lumière considérée dans sa dimension spectrale. La dimension de trace, d’empreinte lumineuse est à relier ici avec la dimension mémorielle de la photo."
http://www.filigranes.com

mercredi 15 octobre 2003

WIR, Filigranes édition


Jean-Luc Nancy et Anne Immelé, Crac Altkirch
Présentation / signature en présence d'Anne Immelé et de Jean-Luc Nancy :
- Dimanche 23 novembre 2003 à 19h au CRAC Alsace
18, rue du Château, 68130 Altkirch
+ 33 (0)3 89 08 82 59 / www.cracalsace.com

- Lundi 24 novembre 2003 à 19h15, librairie Quai des Brûmes
35, quai des Bateliers, 67000 Strasbourg


Signature Anne Immelé :
- Samedi 15 novembre 2003, entre 15h et 17h, Salon Paris Photo,
Stand Filigranes.


WIR
photographies d'Anne Immelé / texte de Jean Luc Nancy
Filigranes Éditions Paris
BILINGUE français / allemand

Evoquer l’existence plus que la réalité. Wir est une séquence qui regroupe des photographies faîtes dans différents territoires. Ces territoires sont emplies de froids, de blancs, de nuits, de brumes. La pesanteur des nuages sur les lacs vosgiens y résonne avec la fulgurance des congères de neige québécoise. Dans le silence et dans la nuit, dans la blancheur et dans le froid, des confrontations se jouent entre des mises à nu de visages et de corps et des états de réflexions au seuil des espaces et des mondes faits d’instabilités existentielles et poétiques.
Parution : 15 Octobre 2003
Collection : Hors Collection
Français
ISBN 13 : 978-2-914381-61-1
Format : 215 x 215
80 pages
Broché
48 photographies en noir et blanc bichromie.

25 € commander sur le site Filigranes