vendredi 24 juin 2011

Brühl Boulevard / résidence à Chemnitz



© Anne Immelé,Brühl Boulevard, Chemnitz, 16 juin 2011
© Anne Immelé,Brühl Boulevard, Chemnitz, 16 juin 2011
Le Boulevard Brühl de Chemnitz a été créé sous le régime communiste, c’était une avenue de présentation - une vitrine. Des articles de luxe y étaient vendus, la foule s’y pressait pour y acheter l’une des paires de gants de luxe exclusivement vendus dans cette rue. On y trouvait la boutique Le Délicat, des fleurs, de la porcelaine, du parfum, un marchand de glace. Aujourd’hui, ce boulevard n’est presque plus habité, les vitrines de luxe ne sont plus qu’un vague souvenir et un pingouin sur une vitrine rappelle l’univers du glacier dont mon hôte se rappelle le goût merveilleux, qui attirait tant de monde. À l’entrée du Brühl se trouve le Sächsicher Hof, hôtel convivial  qui semble incongru dans cette rue désertée. La rue se termine par un marchand d’armes à feu. Au milieu, une école primaire subsiste. J’y vois deux fillettes jouant sur une plaque commémorative en mémoire de Rosa Luxembourg. Nous y lisons « Rosa Luxembourg  1871-1919. Wir erfüllen ihr Vermachtnis / Nous réalisons ton héritage». Je les photographie sans rien dire. 

mardi 7 juin 2011

Bücher und fotografische Editionen (Kassel)



Retour du Photobook festival de Kassel, j'y ai vu beaucoup de maquettes et d'expérimentations éditoriales. Dans la sélection pour le Dummy award '11, beaucoup de séquences de livres photos qui sont comme des errances "organisées", des maquettes qui rendent compte de la déambulation du photographes, proposant  des mises en échos formelles et thématiques. Nous trouvons beaucoup de petits livres que l'on feuillette comme un journal intime, comme par exemple la maquette Intimacy de Peter PuklusPendant le festival, la galerie Warte für Kunst présentait également une sélection de livres photos, privilégiant l'expérimentation, j'y découvre le magnifique "Pour les oiseaux" des artistes suisse Petra Köhle / Nicolas Vermot Petit-Outhenin, ainsi que "Die Zeit dazwischen - 2621 Kilometer Erinnerung" d'Helena Schätzle, photographe vivant à Kassel, qui a travaillé sur la mémoire collective liée au souvenirs de la 2e guerre mondiale.

kijk:papers, Warte für Kunst in Kassel
malenki.net präsentiert Bücher und fotografische Editionen. Die auf der Plattform malenki.net gezeigten Objekte erscheinen zumeist im Eigenverlag in geringer Auflage.
Erstmalig initiiert malenki.net die Veranstaltung kijk:papers. Vom 02. bis zum 12. Juni zeigen wir in der Warte für Kunst in Kassel mehr als 80 Bücher und Editionen internationaler Künstler. In der Ausstellung werden die Besucher die Möglichkeit haben die einzelnen Arbeiten in entspannter Atmosphäre zu entdecken und mit den anwesenden Teilnehmern ins Gespräch zu kommen.

mardi 31 mai 2011

Geschichtsmüde

© A.Immelé, Berlin, mai 2010



"Toutes les villes sont géologiques et l’on ne peut faire trois pas sans rencontrer des fantômes, armés de tout le prestige de leurs légendes. Nous évoluons dans un paysage fermé dont les points de repère nous tirent sans cesse vers le passé."  Gilles Ivain, Formulaire pour un urbanisme nouveau, revue internationale situationniste N°1, 1958.


Dans sa conférence The idea of Europe / Une certaine idée de l'Europe, George Steiner rappelle la souveraineté du souvenir qui domine l'Europe. Il prend pour exemple les plaques de rue au noms de penseurs, écrivains, scientifiques ou les vieux quartiers de villes telles que Dresde ou Varsovie, pour invoquer la coexistence des temporalités, qui provoque pour le promeneur une déambulation entre des spectres matérialisés : " Il est très difficile de traduire en mots la chaleur, l'aura que le temps authentique, le temps qui est un processus vécu, donne au jeux de lumière sur la pierre, dans les cours, les faîtes de toits. Dans l'artifice de la reconstruction, la lumière a un goût de néon." Mais ce poids du passé, s'il est un héritage culturel, n'en demeure pas moins un problème : "Un européen lettré est captif dans la toile d'araignée d'un In memoriam à la fois lumineux et suffocant." George Steiner souligne l'importance de ce poids du passé,  mais aussi sa lourdeur, sa capacité à empêcher d'aller vers l'avant, vers le futur et le progrès. En cela il oppose la culture européenne et américaine, qui récuse ce tissage du passé. Dans ces notes George Steiner utilise le mot allemand "Geschichtsmüde", qui signifie "fatigué de l'histoire", mot ancien qui l'obsède. Cette conception d'une Europe habitée par les spectres du passé, n'est pas sans nous rappeler cette "pensée de la trace" que l'on trouve chez Derrida.



Cette souveraineté du souvenir rappelle la constitution des identités nationales qui procèdent par la construction d'une histoire établissant la continuité avec les lointains ancêtres. Dans "La création des identités nationales en Europe 18e-19e siècle", Anne-Marie Thiesse explique comment les identités nationales européennes se sont construites au XVIIIe siècle, à partir de quelles procédures - ancêtres, héros, langues, folklore, hymne, drapeau, monuments culturels. Se demandant de quoi est constituée une nation,  Anne-Marie Thiesse rappelle cette citation d'Ernest Renan : " C'est un riche leg de souvenirs. Le culte des ancêtres est légitime, ils ont faits ce que nous sommes". ///The idea of Europe, Lecture delivered at the Tenth Nexus Lecture 2004, titled as The idea of Europe, the reknown scholar and humanist George Steiner asked a sequence of questions: why would we need an idea of Europe in order to conduct the day to day business of the European Union? How are we to bridge reality and the European ideal ? nexus-instituut










mardi 17 mai 2011

Fragments d'une forêt athénienne

Reçu ce jour, un paquet en provenance d'Athène. Il contient les témoignages d'une marche en forêt : un enregistrement sur cassette de chants d'oiseau, ainsi que quelques morceaux de branches provenant d'une ancienne forêt royale située 15 km au nord d'Athène. Merci Vassia ! 

vendredi 13 mai 2011

Rencontre avec Paul Pouvreau

Rencontre avec Paul Pouvreau,
La Filature, Mulhouse. 


Paul Pouvreau pratique une photographie prélevée dans un quotidien domestique ou urbain qu'il fait jouer avec la notion de mise en scène. Ses images questionnent un réalisme photographique qui est mis en tension avec sa puissance fictionnelle. Paul Pouvreau utilise la photo dans un champs élargi, avec un constant souci du volume. Curieux paradoxe que ces photographies si plates et pourtant si tendues vers un désir de sculpture. L'artiste fait usage de cartons d'emballages et de visuels de packaging dans une dimension qui n'est pas celle d'une critique de la société de consommation mais d'un recyclage poétique. Lors de la rencontre de ce soir, Paul Pouvreau a rappelé son parcours artistique, en exposant les enjeux de ses photographies. Parmi eux, l'utilisation de matériaux pauvres comme la poussière, ainsi qu'une volonté d'inscrire ses images dans une esthétique de l'ordinaire, s'opposant ainsi au "grand oeuvre". 
Une discussion s'est engagée portant sur les différents niveaux de lecture d'une photographie extraite de la série Scène de ménage. Cette image nous montre un sceau rempli d'eau, posé au milieu d'un cercle dessiné au sol, photographié à l'instant où une goutte d'eau tombe dans le sceau, générant ainsi un nouveau cercle. Micro-événement de l'ordinaire qui revêt une dimension éminemment poétique dans un rapport au monde qui nous intéresse particulièrement, celui de la dévotion aux petites choses. Cette scène est provoquée, agencée par l'artiste dans une mise en tension de l'instant, que la photographie est si encline à capter. Dans cette "micro-sculpture", je retrouve des oeuvres dessinées à grande échelle, celle d'artistes du Land Art et en particulier Annual Rings de Dennis Oppenheim (1968) - action à grande échelle, action grandiose. Je considère alors la goutte d'eau qui tombe dans ce modeste sceau en résonance avec les cercles tracés dans la neige par Oppenheim, se dessinent alors deux méditations sur le temps.

Rencontre avec Paul Pouvreau   18h / Salle Jean Besse de La Filature.
Médiation Anne Immelé.
Partenariat La Filature, Scène nationale - Mulhouse  / Le Quai, école supérieure d’art de Mulhouse
Perspectives cavalièresexposition de Paul Pouvreau, du vendredi 13 mai au dimanche 3 juillet à La Filature, Scène nationale de Mulhouse

The state of things

© Anne Immelé. Le Quai

lundi 25 avril 2011

Une dévotion aux petites choses

© Anne Immelé, Bois flottés, ramassés le 16 avril vers 14h30 St Brévin-les-Pins

"La vraie vie n'est pas réductible à des mots prononcées ou écrits, par personne, jamais. La vraie vie a lieu quand nous sommes seuls, à penser, à ressentir, à penser, à ressentir, perdus dans les souvenirs, rêveusement conscients de nous-mêmes, des moments infinitésimaux." 

Don De Lillo, Point Oméga

mardi 19 avril 2011

Dove Allouche "Le Temps scellé"



Dove Allouche, Le Temps scellé, 2006, 
Ensemble indissociable de 13 photographies couleur
Collection Frac Alsace, Sélestat

"Le travail de Dove Allouche analyse le passage du temps en cherchant à rendre perceptible l’insaisissable. Le Temps scellé, série de 13 photographies, résulte d’un voyage à Tallin, en Estonie, sur les lieux du tournage du film Stalker (1979) d’Andreï Tarkovski. Dove Allouche a retrouvé les sites de la mystérieuse « zone », dans laquelle se rendent un écrivain, un professeur de physique et un passeur (le « stalker »), à la recherche d’une chambre censée combler les voeux de ceux qui y pénètrent. Les lieux sont quasi intacts, calmes et désolés, seuls les arbres ont poussé. Prises près de trente ans après le tournage du film, ces vues d’un paysage apparemment banal, mais chargé de la mémoire de cette fiction, prolongent l’existence mentale de la « zone » dans le présent du regard de l’artiste, et par delà, lui donne une permanence atemporelle." Olivier Kaeser
La série est présentée dans l'exposition 

L’idée de nature
Entre Land Art, art environnemental
et destruction créative
Commissaire d’exposition : Bettina Steinbrügge

"Depuis des siècles la beauté et le merveilleux de la nature ont été source d'inspiration pour les artistes et les architectes. A partir des années 60, la dégradation évidente et grimpante de la nature et les effets du changement climatique ont imposé à leurs travaux une nouvelle acuité. L'exposition « L'idée de nature » met à jour des concepts issus du Land Art, de l'activisme environnemental, de l'architecture expérimentale et de l'utopisme. La frontière ténue entre art, graphisme et commerce, entre professionnels et amateurs, encourage une réflexion sur les nouvelles possibilités et les défis du monde de l'art en lien avec la nature. Se livrer à l'aventure du paysage signifie non seulement retourner à nos origines mais aussi à la possibilité de reconnaître tout à la fois notre insignifiance et notre magnificence. Aujourd'hui la nature est indissociable d'un monde détruit par l'homme. Elle a perdu tout le caractère mystérieux et sauvage du sublime que les romantiques ont salué en leur temps, à leur époque de strict pragmatisme et de certitudes scientifiques. Le projet « L'idée de nature » est construit à partir des notions de points de vue, de situations, de croyances idéologiques et il s'appuie sur des données politiques, économiques qui explorent le rapport complexe de l'homme à la nature. L'exposition propose une lecture critique qui suppose que le lien qui a toujours existé entre l'homme et son environnement est aussi intrinsèquement celui qui le lie au paysage de sa vie et lui sert de miroir de lui-même. "


Les artistes : Dove ALLOUCHE, Lara ALMARCEGUI, Erik AVERT, David BOENO, Lee FRIEDLÄNDER, Luigi GHIRRI, Laureen GRAWEY, Wiebke GRÖSCH / Frank METZGER, Daniel KNORR, Bernard MONINOT, Elodie PONG, Thiago ROCHA PITTA, Pia RÖNICKE, Roman SIGNER, Eve SIMON, Gerda STEINER & Jörg LENZLINGER, Cy TWOMBLY.
Workshop / Daniel Knorr : François Bauer, Diane Benoit du Rey, Fériel Djenedi, Loïc Kessler, Mathieu Monfourny, Stéphane Ruch.
Exposition du 21.04 au 22.05 
vernissage : 20.04.2011 R 18:30

vendredi 8 avril 2011

Workshop Patrick le Bescont

Présentation lors de la soirée Tranche de Quai
Approche de l'espace et des techniques du livre, exercice de petite édition individuelle, Workshop au Quai, école supérieure d'art de Mulhouse, avec Patrick le Bescont, directeur de Filigranes éditions, Paris. À partir de corpus photographiques réalisés au cours de l'année, les étudiants du cours photo d'Anne Immelé ont réalisés des petites éditions, qui ont été présentées lors de la soirée Tranche de QUAI.

lundi 28 mars 2011

Habiter le Monde



Le 28 avril prochain, parution du livre de Corinne Maury, Habiter le monde. Éloge poétique dans le cinéma du réel, chez Yellow Now.

Certains cinéastes dits « du réel » n'ont pas pour intention de documenter objectivement le monde ni de faire preuve par le visible. À l'instar des poètes littéraires, ils cherchent davantage à restituer des présences du monde plutôt que d'en créer des représentations. Il s'agit pour eux de s'affranchir des images immédiates et familières du monde, de s'aventurer dans des territoires minoritaires, de s'affronter aux clichés qui, trop souvent, recouvrent les complexités du réel. Pour restituer cinématographiquement des habitations (poétiques) du monde, ces cinéastes font violence aux vocabulaires classiques du cinéma du réel. Par l'emploi de figures poétiques singulières, ils étourdissent le paraître du réel, provoquent la carapace ordinaire des choses et ainsi nous déshabituent du monde afin de donner à voir et à entendre un autre du monde.


Cet ouvrage analyse les écritures filmiques de cinéastes tels que Sergueï Loznitsa, Chantal Akerman, Naomi Kawase, Alain Cavalier, Jean-Daniel Pollet, André S. Labarthe, Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, Frank Cole, Arnaud Des Pallières ou encore Irit Batsry. En faisant un éloge du minoritaire, en œuvrant à une poétique du peu, ces cinéastes du réel convoquent des présences ténues, souvent oubliées ou négligées. Ils convient le modeste, le banal, l'informe, les ruines, à prendre place dans une nouvelle architecture du réel.

Corinne Maury est maître de conférences en histoire et esthétique du cinéma à l'université de Toulouse-II - Le Mirail. Elle a enseigné pendant plusieurs années le cinéma à l'École supérieure d'art de Mulhouse. Ses travaux de recherche portent principalement sur la poésie au cinéma, les images du paysage et les formes de l'autobiographie. Elle a réalisé plusieurs films-essais documentaires, collaboré aux films du cinéaste Olivier Zuchuat et a également publié avec Anne Immelé un livre de photographie : Les Antichambres (Filigranes Éditions, 2009).


samedi 26 mars 2011

Lac de Sultzeren

Lac de Sultzeren dans la petite vallée de Munster, Lithographie  de Jacques
Rothmuller, parue dans : « Musée pittoresque et historique de l’Alsace », 1863



Le visage romantique de l'Alsace
Jacques Rothmuller (1804-1862) et la lithographie à Colmar
Dessinateur-lithographe colmarien, connu par ses deux ouvrages sur l’Alsace, Jacques Rothmuller a réalisé un grand nombre de dessins, pris sur le motif, des sites des Vosges et de la plaine. Donnée à la Société Schongauer par la famille de l’artiste, la collection de dessins, riche de 600 pièces est conservée aujourd’hui à la Bibliothèque Municipale de Colmar. Cette exposition propose une mise en regard des dessins avec les lithographies, en abordant ses maîtres et son parcours artistique dans l’art romantique du XIXe siècle.
Exposition à la Bibliothèque Municipale de Colmar du 26 mars au 28 mai 2011 

mardi 22 mars 2011

UNDER DESTRUCTION




The current state of the world continues to send me to the Under Destruction exhibition, view last January in Tinguely Museum and Tinguely's "Study for an End of the World".//
L'état actuel du monde ne cesse de me renvoyer à l'exposition Under Destruction, vue en janvier dernier au Musée Tinguely (Bâle) et aux travaux de Tinguely comme ses "études pour la fin du monde".//
Under Destruction is a group exhibition, featuring twenty internationally known contemporary artists, that examines the use and role of "destruction" in contemporary art. Fifty years after Jean Tinguely's historic Homage to New York (1960) the present exhibition proposes a series of alternative approaches to a theme traditionally associated with the more spectacular and inherently protest-oriented work of Jean Tinguely, Gustav Metzger and others in the 50s and 60s. "If nothing can be created, something must be destroyed", is how Rosalind Krauss succinctly summarized Georges Bataille's La part maudite (The Accursed Share, 1949). While this phrase can basically describe the ethos of Under Destruction, the exhibition raises the stakes normally linked with such a deleterious theme. Not only does it explore the various modes of destruction in art, but, more importantly, it also addresses to what ends it is implemented. Indeed, the exhibition reflects on the subject from a series of angles, perceiving destruction as everything from a generative force to environmental memento mori, and from consumer fallout to a form of poetic transformation.
Predominantly kinetic, the show largely consists of works whose mechanisms reveal themselves in real time to the viewer. The strikingly spectacular nature of some works is complemented by an unexpected sense for subtlety and quietude in other works, the combination of both progressively revealing the rich diversity of destruction in contemporary art. Under Destruction can be divided up into a series of overlapping themes and categories, which are anything but hard and fast, and which inevitably blur in and out of one another.
/// Under Destruction est une exposition collective organisée autour des œuvres de vingt artistes contemporains de renommée internationale, qui examine le rôle et l'usage de la « destruction » dans l'art contemporain. Cinquante ans après l'historique Hommage à New York (1960) de Jean Tinguely, la présente exposition propose une série d'approches alternatives à cette thématique traditionnellement associée à l'œuvre plus spectaculaire et fondamentalement contestataire de Jean Tinguely, de Gustav Metzger et de quelques autres dans les années 1950 et 1960. «Si rien ne peut être créé, commençons par détruire», disait lapidairement Rosalind Krauss en résumant en peu de mots La part maudite de Georges Bataille (1949). Cette phrase n'est pas sans rapport avec le propos de Under Destruction, mais l'exposition dépasse les associations qu'évoque normalement un sujet aussi délétère. Non contente de fouiller les diverses instances de destruction dans l'art, elle cherche à en comprendre les finalités. En effet, l'exposition se penche sur le sujet sous de multiples aspects, qui vont de la destruction en tant que force générative au memento mori, des rebuts de notre ère de consommation à une mode de transformation poétique. Cinétique avant tout, elle privilégiera les œuvres dont le mécanisme se révèle en temps réel au visiteur. Aux manifestations spectaculaires prévisibles se mêlera une note plus inattendue de subtilité et de calme, dont la combinaison fera apparaître de façon graduelle la variété de la destruction dans l'art contemporain.

dimanche 20 février 2011

Le point de confluence

 © Anne Immelé Marche vers le point de confluence du Rhône 
et de la Saône, Lyon.

vendredi 11 février 2011

View of Walden Pond




This photo shows the view of Walden Pond from the cove nearest to the cabin, now known as Thoreau's Cove. The cabin site is further from the pond, behind the photographer, up a small hill. Most of the pond is not visible from here.