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| © Anne Immelé, série Paysages immobiles |
mercredi 5 mai 2010
samedi 1 mai 2010
Henri David Thoreau, Walking
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© Anne Immelé, Mesquer, marais
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| © Anne Immelé, Mesquer, marais |
" I think that I cannot preserve my health and spirits, unless I spend four hours a day at least,—and it is commonly more than that,—sauntering through the woods and over the hills and fields, absolutely free from all worldly engagements. You may safely say, A penny for your thoughts, or a thousand pounds. When sometimes I am reminded that the mechanics and shopkeepers stay in their shops not only all the forenoon, but all the afternoon too, sitting with crossed legs, so many of them—as if the legs were made to sit upon, and not to stand or walk upon—I think that they deserve some credit for not having all committed suicide long ago.
I, who cannot stay in my chamber for a single day without acquiring some rust, and when sometimes I have stolen forth for a walk at the eleventh hour or four o’clock in the afternoon, too late to redeem the day, when the shades of night were already beginning to be mingled with the daylight, have felt as if I had committed some sin to be atoned for,—I confess that I am astonished at the power of endurance, to say nothing of the moral insensibility, of my neighbours who confine themselves to shops and offices the whole day for weeks and months, and years almost together. I know not what manner of stuff they are of—sitting there now at three o’clock in the afternoon, as if it were three o’clock in the morning.
(... / ...)
Nowadays almost all man’s improvements, so called, as the building of houses, and the cutting down of the forest and of all large trees, simply deform the landscape, and make it more and more tame and cheap. A people who would begin by burning the fences and let the forest stand! I saw the fences half consumed, their ends lost in the middle of the prairie, and some worldly miser with a surveyor looking after his bounds, while heaven had taken place around him, and he did not see the angels going to and fro, but was looking for an old post-hole in the midst of paradise. I looked again, and saw him standing in the middle of a boggy stygian fen, surrounded by devils, and he had found his bounds without a doubt, three little stones, where a stake had been driven, and looking nearer, I saw that the Prince of Darkness was his surveyor.
(... / ...)
Hope and the future for me are not in lawns and cultivated fields, not in towns and cities, but in the impervious and quaking swamps. When, formerly, I have analyzed my partiality for some farm which I had contemplated purchasing, I have frequently found that I was attracted solely by a few square rods of impermeable and unfathomable bog—a natural sink in one corner of it. That was the jewel which dazzled me. I derive more of my subsistence from the swamps which surround my native town than from the cultivated gardens in the village.
(... / ...)
Yes, though you may think me perverse, if it were proposed to me to dwell in the neighborhood of the most beautiful garden that ever human art contrived, or else of a Dismal Swamp, I should certainly decide for the swamp. How vain, then, have been all your labors, citizens, for me!
My spirits infallibly rise in proportion to the outward dreariness. Give me the ocean, the desert, or the wilderness! In the desert, pure air and solitude compensate for want of moisture and fertility. The traveller Burton says of it—“Your morale improves; you become frank and cordial, hospitable and single-minded…. In the desert, spirituous liquors excite only disgust. There is a keen enjoyment in a mere animal existence.” They who have been travelling long on the steppes of Tartary say: “On reentering cultivated lands, the agitation, perplexity, and turmoil of civilization oppressed and suffocated us; the air seemed to fail us, and we felt every moment as if about to die of asphyxia.” When I would recreate myself, I seek the darkest wood, the thickest and most interminable and, to the citizen, most dismal swamp. I enter a swamp as a sacred place,—a sanctum sanctorum. "
Henri David Thoreau, Walking, 1862
samedi 24 avril 2010
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| © Anne Immelé, from the serie Memento mori |
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| © Anne Immelé, from the serie Memento mori |
mercredi 14 avril 2010
samedi 10 avril 2010
Anne Immelé / Les Antichambres / Memento Mori / Paysages immobiles
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| © A.Immelé, Les Antichambres, Espace Malraux |
"Les antichambres " sont des images qui montrent un état des choses, un état des lieux. Ces images pourraient paraître calmes, sereines, harmonieuses, reposantes... or j'espère qu'il n'en est rien. Malgré leur apparence immobile et hiératique ce sont des forces intranquilles que je souhaite convoquer. Les paysages urbains nous montrent des habitations récentes, des parking, des chantiers, des lieux incertains, mais tous sont caractérisés par ce que je nommerais le "nivellement". Souvent il s'agit de nivellement au sens géographique du terme, nivellement du sol qui a été aplani pour y construire un immeuble par exemple. Il s'agit également du nivellement social avec ces immeubles qui ne convoquent pas la diversité, la singularité mais nous montre obstinément ce qui est du registre de la similitude, du même. Une uniformité, un formatage méticuleusement organisé. Les portraits jouent de la faille entre l'extériorité, la surface du visage enregistré par l'appareil photo et l'intériorité - toujours inaccessible. Dans cette faille, se joue quelque chose qui pour moi est du registre d'un effondrement.
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| © A.Immelé, Paysages immobiles |
Les "paysages immobiles" sont des images saisies dans mon quotidien, dans les rues et les lieux qui me sont familières. Il s'agit de scruter "l'étendard du réel" pour mieux l'éclipser peut-être.
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| © A.Immelé, memento mori |
Memento mori, séquence présentée ici pour la première fois, associe des photographies numériques récentes avec de petits tirages argentiques et polaroïd, utilise aussi la projection diapositive. Memento mori questionne la photographie elle-même dans son processus d'apparition et dans son rapport au temps. Son rapport à l'instant photographié, à la proximité instaurée avec un instant éphémère. Si l’instant photographié est toujours déjà passé, l’image nous reste, fixant un instant qui n’en finit pas. La dimension temporelle de la photographie se noue au moment de la prise de vue, mais elle se joue également dans le regard porté rétroactivement sur des images accumulées, qui se chargent d’une dimension affective et mémorielle nouvelle. Exposer à Colmar qui est ma ville natale n'est pas sans conséquence avec le fait d’y montrer cette série et d’anciennes photographies, et parmi elles l’une de mes premières photographies, prise à Colmar, rue Wilson en 1989." Discours lors du vernissage.
Anne Immelé, Exposition Du 10 avril au 30 mai 2010
L’Espace d’Art contemporain André Malraux , 4 rue Rapp, 68000 Colmar
mercredi 31 mars 2010
Water and Dreams: An Essay on the Imagination of Matter
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| © Anne Immelé |
A propos de l'eau dans les nouvelles d'Edgar Allan Poe :
" Eau silencieuse, eau sombre, eau dormante, eau insondable, autant de leçons matérielles pour une médiation de la mort.
Mais ce n'est pas la leçon d'une mort héraclitéenne, d'une mort qui nous emporte au loin avec le courant, comme un courant. C'est la leçon d'une mort immobile, d'une mort en profondeur, d'une mort qui demeure avec nous, près de nous, en nous."
Gaston Bachelard, in L'Eau et les rêves, Paris, José Corti, 1942.
dimanche 7 mars 2010
Portrait du photographe en oculiste
Conférence d'Arnaud Maillet
mercredi 10 mars 2010 à 18 h à La Filature
invité par Anne Immelé
Ne voyons-nous que ce que nous désirons voir ? Pour répondre à une telle question, nous avancerons une hypothèse, celle du photographe qui nous montre ce que nous n'avions jamais vu auparavant. Est-ce à dire que le photographe ne nous montre que ce que nous ne pouvions pas voir en raison d'une impossibilité physique qui trouvera une solution dans les rayons X par exemple ? Ou bien n'est-ce pas plutôt imaginer que le photographe nous montre ce que nous n'avions jamais remarqué jusqu'à présent, parce que nous n'y avions jamais prêté attention ? À quelle époque et pourquoi un tel questionnement se met-il en place ? Qu'en déduire quant à la formation du regard ? L'hypothèse du photographe en oculiste ne pourrait-elle pas donner aussi une clé pour tenter de cerner le champ de la création artistique contemporaine tel qu'il se constitue de Marcel Duchamp à Gerhard Richter au moins ?
Docteur en histoire de l'art, Arnaud Maillet questionne l'histoire du regard et de l'imaginaire. Il est l’auteur, aux éditions Kargo, de deux livres Le Miroir noir. Enquête sur le côté obscur du reflet (2006) et Prothèses lunatiques (2007).
Dans le cadre d’un cycle de conférences sur la photographie
Partenariat Le Quai, école supérieure d'art / La Filature, scène nationale de Mulhouse
vendredi 5 mars 2010
vendredi 5 février 2010
vendredi 1 janvier 2010
jeudi 17 décembre 2009
mardi 1 décembre 2009
Jean-Christophe Bailly, "L'Instant et son ombre"
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| The Haystack, Pencil of Nature de W. H. Fox Talbot |
A partir des premières images photographiques de W. H. Fox Talbot et de celles du souffle fixateur de la bombe atomique à Hiroshima, Jean-Christophe Bailly mène une réflexion sur la présence de l'ombre dans la photographie et son articulation avec l'apparition de l'image photographique. Cette conférence présente les problématiques développées dans le livre "L'Instant et son ombres" (Le seuil, 2008). L'une des 24 planches du Pencil of Nature de W. H. Fox Talbot, le premier livre de photographies jamais publié, montre une meule de foin contre laquelle est posée une échelle dont l'ombre se découpe avec netteté. De cette photographie émane une force singulière, qui permet d'interroger l'apparition de l'image, et ce qu'elle garde du temps qui s'écoule. L'ombre portée est, dans ce cadre, l'objet d'un vertige tout particulier. Qu'est-ce qu'une prise photographique, qu'est-ce qui s'y dépose ? À partir des images de Talbot, mais aussi de celles de Hiroshima et de l'homme soufflé, Jean-Christophe Bailly élabore un véritable récit de formation qui interroge la puissance fictionnelle de ces apparitions. Entre la paix de la campagne anglaise et la violence anéantissante de la bombe atomique, c'est tout le destin de la photographie qui se joue.
Écrivain, éditeur, essayiste, poète et philosophe, Jean-Christophe Bailly est né en 1949 à Paris. Proche des recherches sur le théâtre, la peinture, l'architecture ou encore l'urbanisme, il travaille régulièrement avec des metteurs en scène (Georges Lavaudant, Gilberte Tsaï, Klaus Michael Grüber,...), et des peintres. Il enseigne à l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, et à l'Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois. Outre ses textes littéraires et philosophiques, Jean-Christophe Bailly a publié plusieurs monographies sur des artistes contemporains et de nombreux essais sur la peinture, l'architecture et le théâtre. Parmi ses principaux ouvrages, citons Regarder la peinture, La ville à l'oeuvre, La Légende dispersée, La Comparution (avec Jean-Luc Nancy), Le Champ mimétique, L'apostrophe muette, Le Versant animal et L'atelier infini: 30.000 ans de peinture. L'Instant et son ombre est son premier essai sur la photographie.
Conférence de Jean-Christophe Bailly,
Invité par Anne Immelé,
salle Jean Besse de La Filature, scène nationale de Mulhouse
Invité par Anne Immelé,
salle Jean Besse de La Filature, scène nationale de Mulhouse
4 février 2009 à 18h entrée libre
jeudi 5 novembre 2009
mardi 2 juin 2009
Anne Immelé, But ... the Clouds / Que...nuages
jeudi 14 mai 2009
Ateliers ouverts 2009
lundi 4 mai 2009
Anne Immelé Die Vorzimmer / Les Antichambres
© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres,
p.8 et 9
Die im Buch Les Antichambres – die Vorzimmer versammelten Fotos zeigen funktionelle Architekturarten, die von Leere geprägt sind. Ein Abstand zwischen den Gebäuden und deren Funktion hat sich gebildet und dies schafft eine Spannung. Dieser Abstand besitzt eine der grundlegenden Eigenschaften der Fotografie : die Distanz - der Bruch zwischen der Wirklichkeit und ihrer fotografischen Darstellung. Diese Distanz ist ein Riss, ein Spalt zwischen der Wirklichkeit und seiner Darstellung. Jochen Gerz bezeichnete diesen Raum als no man’s land – zugleich mentaler und fiktiver Raum. Um es anders zu sagen, ein Raum von Wahrnehmungen, von den Gedanken bewohnt. Dieser Raum hat dieselbe Funktion wie der See, dessen Form man in Stadtansichten wieder findet. Wie bei diesem Fußballfeld oder bei diesem betonierten Raum mitten im Rasen, oder noch bei diesen Pflanzen im Vordergrund.
© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres,
p.21 et 53
Die Vorzimmer sind Bilder, die einen Stand der Dinge zeigen. Trotz ihres unbeweglichen, feierliches Aussehens, sind es unruhige Mächte, die ich zu berufen vermag. Die städtischen Landschaften zeigen uns neue Wohnungen Parkplätze, Bauplätze, unbestimmte Orte, aber alle werden durch etwas bestimmt, das ich « Nivellieren » nennen würde. Häufig handelt es sich um das Einebnen im geografischen Sinne, der Boden, der eingeebnet wurde, um darauf ein Hochhaus zu bauen. Bei diesen Hochhäusern handelt es sich auch um die soziale Nivellierung. Bei ihnen gehört nämlich keine Diversität, keine Besonderheit. Sie zeigen uns vielmehr, was dem Bereich der Änhlichkeit, der Gleichheit gehört. Eine Gleichmäßikeit, ein peinlich organisiertes Formatieren. Die Portraits spielen mit dem Bruch zwischen dem Äußeren – der Oberfläche des Gesichtes, die von der Kamera aufgenommen wird – und des Inneren – immer unzugänglich. Bei diesem Bruch geht etwas vor, was ich als Zusammenbruch, Auflösung deute. Das Bild des Sees ist nie weit weg… Die Seeoberfläche, wie die Oberfläche des Gesichtes lässt unzugängliche Tiefen ahnen. Hinter diesen Bildern des Stillstands, lauern drohende Mächte auf uns. (Traduction Sabine Clochey)
© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres,
p.50, 18, 51
© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres, p.28
Les Antichambres sont des images qui montrent un état des choses, un état des lieux. Malgré leur apparence immobile et hiératique ce sont des forces intranquilles que je souhaite convoquer. Les paysages urbains nous montrent des habitations récentes, des parking, des chantiers, des lieux incertains, mais tous sont caractérisés par ce que je nommerais le "nivellement". Souvent il s'agit de nivellement au sens géographique du terme, nivellement du sol qui a été aplani pour y construire un immeuble par exemple. Il s'agit également du nivellement social avec ces immeubles qui ne convoquent pas la diversité, la singularité mais nous montre obstinément ce qui est du registre de la similitude, du même. Une uniformité, un formatage méticuleusement organisé. Les portraits jouent de la faille entre l'extériorité, la surface du visage enregistré par l'appareil photo et l'intériorité - toujours inaccessible. Dans cette faille, se joue quelque chose qui pour moi est du registre d'un effondrement, d’une dissolution. L’image du lac n’est jamais très loin… La surface du lac, comme la surface du visage laisse présager des profondeurs inaccessibles. Derrière ces images de suspension, derrière ces immobilisations, des puissances intranquilles nous guettent.
Les Antichambres
photographies d'Anne Immelé
Texte de Corinne Maury
Parution : 04 Mai 2009
Collection : Hors Collection
Français
ISBN 13 : 978-2-35046-166-3
Format : 230 x 290
64 pages
Relié couverture cartonnée
34 photographies en couleur
30 €
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