lundi 11 avril 2016

Rencontre au FRAC PACA

© Marine Lanier, La vie dangereuse, 2014.
Dans le cadre de Parler Photographie / cycle de conférences autour de la photographie aujourd'hui organisé par Les Ateliers de l'image, en partenariat avec le FRAC PACA.

Docteur en art, photographe, co-fondatrice et directrice de la Biennale de la photographie de Mulhouse, Anne Immelé propose une réflexion sur la mise en espace de la photographie contemporaine, tout particulièrement sous la forme de la constellation.
« À l’aube des années 2000, Wolfgang Tillmans a été l’un des premiers à créer des constellations conçues spécifiquement pour l’espace d’exposition. Son influence a été décisive, dans un contexte artistique dominé par les musiques électroniques et un mode de pensée en réseau lié aux pratiques et usages du Web. Les constellations de Wolfgang Tillmans sont représentatives d’un processus de création qui implique le photographe de la prise de vue jusqu’à la finalisation sous forme d’exposition dont il devient alors le curator, abolissant la traditionnelle distinction entre artiste et commissaire d’exposition.»


Samedi 16 avril 2016, 17h.
Frac Paca, 2 Bd de Dunkerque, Marseille.

jeudi 7 avril 2016

ET LA MÉLANCOLIE ERRANTE AU BORD DES EAUX / EXPOSITION PLONGEONS

© Anne Immelé, "Et la mélancolie errante au bord de l'eau", 2016

Constellation photographique exposée dans l'exposition PLONGEONS à la Fondation François Schneider de Wattwiller.La mélancolie est un plongeon léger dans la pesanteur. L’installation des photographies montre un passage depuis des lieux de l’intimité vers des lieux de l’immemorial habités par l’eau, comme métaphore du plongeon en soi-même.
PLONGEONS
Carte blanche à la Haute école des arts du Rhin
Fondation François Schneider, Wattwiller
du 5 mars au 29 mai 2016
 

mardi 5 avril 2016

PLONGEONS – CARTE BLANCHE À LA HEAR

Au premier plan © Emilie Saccoccio, Indietro, 2016. Au fond,
© Clémentine Iaia, Deep End – 2016.
© Flora Soppa, Série 24Hz – 2016 
© Ivan Fayard,  Souffles – 2016 
© Anne Immelé, Et la mélancolie errante au bord des eaux, 2016 
© Edouard Boyer, Plongeons, 2016. Polyptique extrait du projet Cover.
© Camille Grosperrin, Diving Horses – 2016 
Du 5 mars au 29 mai, le Centre d’art contemporain de la Fondation François Schneider à Wattwiller accueille Plongeons, une exposition d’école réunissant des étudiants, de jeunes artistes diplômés de la HEAR et des artistes-enseignants. Sur le thème du plongeon les travaux des artistes constituent le contenu de cette exposition collective. 
Le commissariat est assuré par deux artistes-enseignants de l’option Art, Le Plateau à Mulhouse, Anne Immelé et Edouard Boyer : « Nous avons voulu avoir un mot qui nous entraîne, au pluriel ou à l’impératif, dans un saut mais surtout dans un passage.Nous avons voulu qu’au-delà des générations, cette exposition provoque à la fois des rapprochements, des associations mais favorise également les contrastes entre les œuvres pour témoigner de la complexité créative d’une école d’art comme la HEAR. La hauteur des plongeoirs et la profondeur de l’immersion, le trouble de la surface et le vertige des promontoires, un plongeoir en verre au-dessus des têtes et un bateau qui repose au sol en attendant sa chute, une fontaine aux vœux et des chevaux plongeurs, toute la richesse de notre expérience collective a pu profiter des espaces de la Fondation François Schneider et s’y inventer.

lundi 21 mars 2016

Conférence "Constellations Photographiques" / CCAM Vandoeuvre

© David Favrod "Gaijin". Extrait de "Constellations photographiques" 
Médiapop Éditions, Mai 2015.

Dans cet essai paru aux éditions Médiapop en juin 2015, Anne Immelé – docteur en art, photographe, co-fondatrice et directrice de la Biennale de la photographie de Mulhouse – développe une réflexion sur le médium de l’exposition lui-même et sur les pratiques de mise en espace de la photographie "en constellation".
« À l'aube des années 2000, Wolfgang Tillmans a été l'un des permiers à créer des constellations conçues spéficiquement pour l'espace d'exposition. Son influence a été décisive, dans un contexte artistique dominé par les musiques électroniques et un mode de pensée en réseau lié aux pratiques et usages du Web. Les constellations de Wolfgang Tillmans sont représentatives d'un processus de création qui implique le photographe de la prise de vue jusqu’à la finalisation sous forme d'exposition dont il devient alors le curator, abolissant la traditionnelle distinction entre artiste et commissaire d'exposition. »
En rapport avec l'exposition de Michel Mazzoni au CCAM de Vandoeuvre-Les-Nancy, cette conférence illustrée sera l'occasion de quelques incursions du côté des œuvres de Wolfgang Tillmans, Raymonde April, Antoine d’Agata, Isabelle Le Minh, Christian Milovanoff, Sophie Ristelhueber ou bien encore Ed Templeton...
Anne Immelé, "Constellations photographiques", Médiapop éditions, juin 2015
Conférence, 23 mars à 19 h, CCAM de Vandoeuvre-Les-Nancy

vendredi 4 mars 2016

PLONGEONS / Fondation François Schneider



 ©  Edouard Boyer, coll. particulière.
PLONGEONS

Carte blanche à la Haute école des arts du Rhin
Fondation François Schneider, Wattwiller
du 5 mars au 29 mai 2016

Commissaires : Anne Immelé et Edouard Boyer
Le Plateau-Option Art de la HEAR, Mulhouse

Vernissage le 4 mars 2016

La Fondation François Schneider
Centre d'art contemporain
27 rue de la Première Armée
68700 Wattwiller
www.fondationfrancoisschneider.org

mercredi 3 février 2016

WORKSHOP PASCAL AMOYEL / HEAR

Pascal Amoyel, workshop avec les étudiants de la HEAR.
Photographies de Célia Freyburger

Pascal Amoyel, workshop avec les étudiants de la HEAR

L’enjeu du workshop de Pascal Amoyel  n’est pas « que voir ? » mais « comment montrer ? ». Au cours du workshop, la suite d'opérations, depuis la prise de vue (sujet, cadrage, choix visuels et techniques), jusqu'au montage (exposition ou maquette brochée de livre), en passant par l'éditing, sera l'occasion de discuter et constater comment se construit le travail : la distance avec le projet de départ, la mise à jour progressive des contours de ce "lieu". 

vendredi 29 janvier 2016

Vincent Delbrouck Dzogchen / ART PRESS n°430




"...Dzogchen est le livre apaisé d'un photographe intranquille... " Ma chronique sur Dzogchen, livre auto-édité de Vincent Delbrouck à lire dans le dernier ART PRESS.

mercredi 4 novembre 2015

ECLIPSE PARTIELLE / NATHALIE WOLFF & MATTHIAS BUMILLER



© Nathalie Wolff & Matthias Bumiller
La nouvelle édition de Nathalie Wolff et Matthias Bumiller, vient de paraître à l'occasion de leur exposition à l'Arsenal de Metz, accompagné par un texte d'introduction d'Anne Immelé.

dimanche 18 octobre 2015

L'AUTRE ET LE MÊME / BPM 2016


Vincent Delbrouck, As dust Alights

La Biennale de la photographie de Mulhouse (BPM) c’est un festival transfrontalier (entre France, Allemagne et Suisse) qui défend la photographie contemporaine, lors d’un temps fort et fédérateur. BPM présente des artistes internationaux, des nouveaux talents autour d’un thème différent à chaque fois. La deuxième édition aura lieu du 4 juin au 4 septembre 2016. Durant le week-end d’ouverture, le public pourra découvrir des expositions mais aussi des installations in situ, des projections et rencontrer les photographes invités. Le thème est  L’autre et le même. Cette édition est une invitation à découvrir l’Autre à travers les expositions et installations d’une quinzaine de photographes dont Vincent DelbrouckYaakov IsraelPascal Amoyel, Alicja DobruckaAnna MeschiariRebecca Topakian...Une programmation d'Anne Immelé/  BPM (Mulhouse Biennial of Photography) is a cross-border festival (between France, Germany and Switzerland) that advocates contemporary photography, at a great and unifying event. BPM presents international artists and new talent with a different theme for each edition. The theme of this edition is The Other and the Same. This is an opportunity to discover the ‘other’ through the exhibitions and installations of fifteen or so photographers.The association L’Agrandisseur supports BPM. The second edition will take place from 4th June to 4th September 2016.  During the opening weekend, the public can discover installations in situ, screenings and meet the invited photographers. From autumn 2015 two creative residency programs will enable photographers Pascal Amoyel(FR) and Vincent Delbrouck (BE) to produce personal work in advance. The BPM allows young photographers to present their first solo exhibition. This is the case for Anna Meschiari (CH) focusing on the representation of UFOs in an exhibition at the Galerie de la Bibliothèque; and for Rebecca Toppakian with her exhibition at the CCFF. 

mardi 13 octobre 2015

Giuseppe Ungaretti, "Où la lumière »

« …/…

Où la lumière n’émeut plus de feuilles,
Soucis et songes débardés sur d’autres rives,
Où le soir s’est posé,
Viens, je te porterai
Aux collines dorée.

L’heure stable, délivrée par l’âge,
dans son halo perdu,
Sera notre lit."

Giuseppe Ungaretti, Où la lumière, 1930

lundi 6 juillet 2015

jeudi 11 juin 2015

VINCENT DELBROUCK / PREPARATION DE RESIDENCE

© Anne Immelé,V.D.site DMC, Mulhouse
Premiers contacts avec Mulhouse : Vincent Delbrouck en repérage avant sa résidence cet automne. Invité par Anne Immelé pour une résidence avec Mulhouse Art Contemporain et la Biennale de la Photographie de Mulhouse.

mardi 2 juin 2015

VARIATIONS AUTOUR DE LA CONSTELLATION




Vincent Delbrouck in Anne Immelé,
Constellations photographiques, Médiapop Editions

A propos de Vincent Delbrouck :
"Les grappes de photographies, de papiers divers et de collages traduisent une volonté de mêler une forme documentaire réinventée avec une expérience de la multiplicité, mais aussi de déjouer les codes d'une profession normée…" dans le chapitre Variations autour de la constellation.
Commander auprès de Médiapop éditions 

lundi 1 juin 2015

PARUTION DE "CONSTELLATIONS PHOTOGRAPHIQUES"

Anne Immelé, Constellations photographiques,
Médiapop Editions, graphisme Starlight

Constellations of stars rely on the eyes of whoever has chosen and then connected the stars together, in order to create a configuration. The same applies to the photographer who constellates, orientates, then assembles and configures visible fragments. A constellation is a metaphor for photography, consistent with plurality and merging the heterogeneous.
This essay (in french) analyses photography layout practices in the shape of constellations, from a body of works by Wolfgang Tillmans, Raymonde April, Peter Puklus, Antoine d’Agata, Adam Broomberg & Olivier Chanarin, David Favrod, Marine Lanier, Vincent Delbrouck, Sylvain Couzinet-Jacques, Aleix Plademunt, Anouk Kruithof, Archive of Modern Conflict, Vera Schöpe, Mikhael Subotzky and Patrick Waterhouse, Ed Templeton, Anna Meschiari, Tacita Dean, Isabelle Le Minh, Carly Steinbrunn, Christophe Bourguedieu, Sophie Ristelhueber, Michael Schmidt and Christian Milovanoff./

Les constellations d’étoiles n’existent que par le regard de celui qui a choisi puis connecté des étoiles entre elles afin de créer une configuration. De même, le photographe qui constelle va pointer des fragments de visible qu’il va agencer et configurer. La constellation, c’est une métaphore de la photographie, dans une pensée de la multiplicité et du rapprochement des hétérogènes.
Cet essai analyse les pratiques de mises en espace photographiques sous forme de constellations, à partir d’un corpus d’œuvres de Wolfgang Tillmans, Raymonde April, Peter Puklus, Antoine d’Agata, Adam Broomberg & Olivier Chanarin, David Favrod, Marine Lanier, Vincent Delbrouck, Sylvain Couzinet-Jacques, Aleix Plademunt, Anouk Kruithof, Archive of Modern Conflict, Vera Schöpe, Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse, Ed Templeton, Anna Meschiari, Tacita Dean, Isabelle Le Minh, Carly Steinbrunn, Christophe Bourguedieu, Sophie Ristelhueber, Michael Schmidt et Christian Milovanoff. 


Médiapop éditions
Langue: Français
Date de publication : 1er juin 15
Format : 12 x 18 cm
Nombre de pages : 128
Isbn : 978-2-918932-36-9

jeudi 30 avril 2015

L’art de disjoncter / Conférence de Jean-Luc Nancy et Anne Immelé


Jean-Luc Nancy et Anne Immelé, CRAC d'Altkirch en 2003
La création artistique et littéraire sera abordée dans sa dimension d’articulation. Il sera question de jonction mais aussi de disjonction, de syncopes et de constellations, de littérature, de philosophie et de photographie. A l’occasion de la sortie des ouvrages « Demande. Littérature et philosophie » aux éditions Galilée et « Constellations photographiques » aux éditions Mediapop.

La collaboration entre Jean-Luc Nancy et Anne Immelé a commencé en 2003 avec la sortie de WIR aux éditions Filigranes, puis "L’approche / Die Annäherung" publié en Allemagne puis en France (édition de La phocide sous le titre Le poids de la pensée/l’approche) en 2008, ainsi qu’à une conversation filmée WIR+10 en 2013. 


Philosophe, professeur émérite à l’Université des Sciences humaines de Strasbourg, Jean-Luc Nancy a également été professeur de l’Université de Californie (San Diego) et professeur invité aux Universités d’Irvine, Berkeley et Berlin. Il a co-dirigé avec Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe et Sarah Kofman la collection « La philosophie en effet » aux éditions Galilée. Autour de Jean-Luc Nancy s'est créée une communauté de pensée, ou plutôt "avec" lui qui a précisément interrogé la notion de "commun". Philosophe toujours, il ne cesse de réinventer le sens de la philosophie comme une pesée, de réévaluer le poids du sens, d'approcher le monde sans prétendre le saisir. Sa pensée est dérobée, ouverte, inquiète, inappropriable, mais elle touche au plus près la peau des choses.

Depuis 2001, Anne Immelé développe des séries photographiques qui s’inscrivent dans un rapport politique et poétique au monde, questionnant la relation de l’individu à la communauté et la possibilité du partage d’une expérience commune dans les villes contemporaines. Photographe et théoricienne, Anne Immelé exerce également une activité de commissariat d’exposition, qui prend appui sur les recherches théoriques. Elle enseigne à la HEAR, Haute école des arts du Rhin.


Mardi 12 mai à 20h
Librairie 47° nord / MULHOUSE / entrée libre



mercredi 15 avril 2015

mercredi 8 avril 2015

WORKTABLE


©  Anne Immelé, livre de Christian Marclay ouvert à la page  "Sonic Youth & something beautiful" cyanotype, 2009. Workshop à l'Ecole Condé, Nancy

lundi 2 mars 2015

QUE...NUAGES, Galerie Espace pour l'art, Arles

© Anne Immelé, "But...the clouds



Un drapeau-nuage est présenté à la galerie arlésienne Espace pour l'art 
Depuis l’automne 2014, Anne Immelé, fait fabriquer des petits drapeaux, sur lesquels sont imprimés des images de nuages, qu’elle dissémine à l’échelle mondiale. Chaque participant installe le drapeau dans un espace visible et envoie une photographie en échange du drapeau reçu.
Pour l’instant l’édition comporte 200 drapeaux. Ces petits drapeaux-nuages sont disséminés dans le monde entier et sont visibles, accrochés au façade ou installés dans un espace public : A Mexico, Santiago du Chili, New-York, Baton-Rouge, Escuminac, Chengdu, Tokyo, Kyoto, Le Caire, Alger, Plymouth, Berlin, Alcalà de Henares, Salerne, Arles, Marseille, Paris, Mulhouse, d’autres sont en partance vers l’Ouzbékistan, La Nouvelle Zélande, L’Argentine, la Pologne, le Kosovo. 

Galerie "Espace pour l'art"
5 rue Réattu
13200 Arles
Directrice - Laetitia Talbot
04 90 97 23 95

dimanche 15 février 2015

D'UN NUAGE A L'AUTRE






"Photographier les nuages, c’est montrer ce que chacun peut voir librement. Le spectacle des nuages est accessible à tous et à tout moment. Les nuages sont un appel à l’imagination, au sens où Bachelard l’entendait : « elle est plutôt la faculté de déformer les images fournies par notre perception, elle est surtout la faculté de nous libérer des images premières, de changer les images ». Transformer l’image d’un nuage par l’imagination est une activité courante de l’esprit, qui vagabonde à son tour : la mobilité de la pensée en écho à la mobilité des nuages. Si l’image du nuage est associée à la rêverie, elle n’en est pas moins associée à celle de notre nature périssable, mortelle, comme dans les memento mori. Le mouvement des nuages semble le plus à même de figurer la vulnérabilité, la nature instable et mortelle de tout être ou chose." extrait de "Figures de l’éphémère. Sur la dimension de memento mori de la photographie", que j'ai publié en 2012. 

samedi 24 janvier 2015

D'UNE A DEUX : ANNE IMMELÉ / ISABELLE GIOVACCHINI

  
© Anne Immelé, WIR
© Isabelle Giovacchini et Anne Immelé

Exposition en duo à la Galerie des jours de Lune, Metz
Du 4 février au 2 mars 2015
Vernissage mercredi 4 février 2015 à 18h en présence des artistes
Commissariat : Viviane Zenner

Dans leur pratique respective, Isabelle Giovacchini et Anne Immelé rendent visible un paysage prêt à nous échapper. Loin de s’opposer, ces travaux s’entrepénètrent et se répondent.
Parmi les phénomènes éphémères que sont les variations climatiques, Anne Immelé photographie les brumes, les nuées, les averses, qui cristallisent la relation intime qui se noue entre le regardeur et le paysage. Dans la série WIR, la photographe, relie ces éléments physiques transitoires àdes états de pensées et d’émotions représentés par des portraits - autant de figures du détournement ou de l’engagement. En échos aux visages, Anne Immelé considère le paysage comme expérience sensible, comme une manière d’habiter le monde, en écho au « Je suis ce que je vois » de Paul Valery. Dans son texte Lumière étale, consacré aux photographies du livre WIR, Jean-Luc Nancy écrivait : « Les eaux diaphanes des yeux, leurs humeurs cristallines et vitrées sont étales : ni marée de larmes, ni jusant de froideur, mais le très lent bougéd’un sentiment sûr et fragile qui suspend ces humeurs au contact de l’image, qui leur communique son équilibre mouvant pendant qu’il vient s’étaler contre elles. » ///  
« Celui qui se consacre à l’étude des nuages est perdu. » Marcel Beyer
"Isabelle Giovacchini est une adepte des sciences inexactes. Toujours son travail – on pourrait dire ses expériences – puise dans les marges de techniques désuètes. Elle emprunte àl’homme de science lorsqu’il est encore dans l’erreur ou l’approximation, là où l’étude et la recherche manquent souvent de basculer dans la poésie, la mystique ou la folie. Mehr Licht ; idée absurde d’un dispositif capable de produire son ombre rencontre le motif du nuage dont la classification demeure une chimère. L’étude des nuages qui n’a jamais réussi à se constituer en une science se heurte à de nombreux écueils et notamment une mutation constante qui interdit toute modélisation. Ici encore la technique joue comme un élément littéraire : pour le grand tirage mural, l’image exposée a été plongée directement dans un bain de fixateur sans passer par un premier bain de révélateur. L’image reste donc latente, fixée dans l’attente d’une révélation qui n’adviendra pas. Le réel n’a de cesse d’échapper à la technique. 
Le motif céruléen apparaît malgré tout, mais étouffé et seulement comme une image au second degré, un cliché pris dans un entrelacs de résonances, de dispositifs incomplets et d’images incertaines. Ce que raconte Isabelle Giovacchini est l’échec attendu de quiconque voudrait regarder le ciel de haut, le glissement de l’éblouissement à l’aveuglement. » Nicolas Giraud, août 2012

Galerie des jours de lunes, 5 rue de l'arsenal, Metz. Du 04 février au 02 mars 2015. Lundi et samedi de 10h à16h. Du mardi au samedi de 9h à 18h.

dimanche 4 janvier 2015

lundi 20 octobre 2014

DANS L'ATELIER


© Anne Immelé, Constellation, 2014

Au mur de l'atelier, une constellation de photographies, c'est un travail en cours sur ce qui fait de nous des citoyens. L'un des points de départ est une phrase de Fernando Pessoa : " La fraternité a ses subtilités. Les uns gouvernent le monde, les autres sont le monde" (Livre de l'intranquillité.). Nouvelle phase de BUT...THE COUDS : des portraits de citoyens et des drapeaux-nuages.

mercredi 17 septembre 2014

ZERO RANKINE Sylvain Couzinet-Jacques




"Le monde que Sylvain Couzinet-Jacques photographie est hostile et en déclin. Ses photographies montrent des zones abandonnées, des périphéries de villes endettées, qui sont autant de symptômes d’une ère post-industrielle sur laquelle plane l'ombre de la destruction. Ses images assombries apparaissent telles des chimères, elles génèrent de l’incertitude et une intranquillité, l’on ne sait si l’on est avant ou après la catastrophe, ni de laquelle il s’agit. Le zero Rankine, température la plus basse qui puisse exister, est un zéro absolu. Cette température (-273,15 ° Celcius) n’existe pas sur terre, elle évoque un monde inhabitable. Le froid c’est aussi la glaciation qui immobilise, fige. Ce processus est rejoué dans l’image photographique, le temps y est « gelé » ; c’est cet état de stase qui est recherché par l’artiste.
Sylvain Couzinet-Jacques articule ses photographies à partir de phénomènes de transformations et de réactions qui permettent la survie : températures, lumières et résistances des matériaux à la destruction. L’installation joue des codes de l’exposition, l’emplacement habituel des éclairages a été modifié pour donner une visibilité à la lumière dans sa physicalité. Les photographies de la série STANDARDS&POORS (2013-2014) sont protégées de la lumière UV par des verres teintés, mais cela les plonge dans une quasi-obscurité. Nécessaire à la vie et au processus photographique, la lumière peut aussi être violente et nocive, elle participe ici à une mise en scène du déclin, de la catastrophe. ZERO RANKINE (2014), réalisée in situ, est la pièce centrale de l’exposition. Cet agencement de verres teintés fabriqués sur mesure de manière industrielle est posé au sol, tel un chantier en train de se faire. Les photographies imprimées sur papier thermique, sont au sol, laissées là, gisantes. La tension est palpable entre l’éclat et l’assombrissement, entre le précieux et le rebut. Ces enjeux sont aussi présents dans SKULL (2014), un parpaing - fragment de ruine pavillonnaire - érigé au statut d’oeuvre muséale et acquérant une dimension de memento moriPLANTS I et II (2014) sérigraphies avec encres photochimiques se déclinent en deux versions. Cette oeuvre dytique dont l’un des éléments est à emporter, peut être activée lorsqu’elle est exposée aux rayons du soleil. Le spectateur peut alors donner une visibilité, une vie éphémère à cette image en sursis. » Anne Immelé, commissaire de l'exposition.  

L'exposition est à voir à la galerie Hors Champs de Mulhouse jusqu'au 19 octobre. 16 rue Schlumberger. Ouvert du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30. Les dimanches de 14h à 18h ou sur rdv. Contact galerie : Laurent Weigel 03 89 45 53 92
Une exposition programmée par Anne Immelé pour Mulhouse Art Contemporain  et l’Agrandisseur - Biennale de la Photographie de Mulhouse.

mardi 16 septembre 2014

Worktable

© Anne Immelé, Table de travail, 
écriture des "Constellations photographiques"

dimanche 31 août 2014

ZERO RANKINE / Sylvain Couzinet-Jacques

© Sylvain Couzinet-Jacques

Pour Zéro Rankine (curator Anne Immelé),  Sylvain Couzinet-Jacques utilise la Galerie comme un laboratoire de création en investissant l'espace et en déployant des matériaux peu utilisés dans le champ photographique. L’exposition montre une série d'œuvres pour la plupart inédites. Les images qu’il malmène sont des signes de notre époque contemporaine dans sa face la plus sombre. Des fragments de villes fantomatiques, témoignages de la crise économique en Espagne ou en Grèce comptent parmi les figures fortes qu’il déploie.
Cette exposition s'inscrit dans une volonté de montrer des talents émergents dans le champs de l'art contemporain. 
Une programmation d'Anne Immelé pour Mulhouse art Contemporain et  l'Agrandisseur, en lien avec le Biennale de la photographie de Mulhouse
Galerie Hors Champs
16 rue Schlumberger | Mulhouse
Du mercredi au samedi : 13h30 - 18h30
Dimanche : 14h00 -18h00 ou sur rdv
Entrée libre/ Contact galerie : Laurent Weigel 03 89 45 53 92

lundi 18 août 2014

EN COURS

 © Anne Immelé, work in progress - jardins familiaux - Mulhouse.