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| © Anne Immelé Esther's postcard |
vendredi 22 octobre 2010
mardi 19 octobre 2010
'The Science Of Ghosts' - Derrida In 'Ghost Dance'
British filmmaker Ken McMullen's improvisational, non-linear film, 'Ghost Dance' (1983) concerns itself with various 'ghosts' (e.g., Kafka, Marx, Freud) and the issue of memory (the past) and how it functions in the present ... French philosopher Jacques Derrida plays 'himself' in the film and comments upon ghosts as they pertain to cinema and representation itself ... cinema, for Derrida, 'is the art of ghosts' and he regards himself - as portrayed in the film - as yet another ghost in whom he 'believes' ... modern technology (specifically, telecommunications), he says, instead of vanquishing ghosts, actually multiplies them ... however this is not necessarily negative - its quite the opposite - 'long live the ghosts!' he exclaims near the end of the clip ... the late Pascale Ogier plays 'Pascale' who is questioning Derrida ...
Merci à Siegfried Hut
samedi 9 octobre 2010
jeudi 30 septembre 2010
samedi 25 septembre 2010
70 ans de la mort de W.B.
"... la route qui menait à Port-bou, à pied, par-delà la montagne, relativement courte et point trop pénible, était bien connue, et la police frontalière française ne la gardait pas. Mais pour Benjamin, qui était malade du coeur, cela devait signifier un grand effort, et il est sans doute arrivé dans un état grave d'épuisement. Lorsque le petit groupe de réfugiés auquel il s'était joint atteignit la frontière espagnole, il se révéla soudain que les Espagnols avaient ce jour-là fermé la frontière et que les douaniers ne reconnaissaient pas les visas fait à Marseille. Les réfugiés devaient donc retourner en France le jour suivant par le même chemin. Benjamin se suicida durant la nuit, et ces compagnons furent alors autorisés par les gardes-frontière, quelques peu impressionnés, à gagner le Portugal. L'embargo sur les visas fut levé quelques semaines plus tard. Un jour plus tôt, Benjamin serait passé sans difficulté; un jour plus tard, on aurait su à Marseille qu'il n'était pas possible à ce moment de passer en Espagne. C'est seulement ce jour là que la catastrophe était possible."
Hannah Arendt, Walter Benjamin, 1892-1940
Walter Benjamin s'est donné la mort il y a 70 ans, à Port Bou dans la nuit du 25 au 26 septembre.
Expecting repatriation to Nazi hands, Walter Benjamin killed himself with an overdose of morphine tablets on the night of 25 September 1940, yet the official Portbou register records 26 September 1940 as the official date of death.
samedi 18 septembre 2010
vendredi 27 août 2010
À l'ombre d'un doute / Within the shadow of a doubt
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| Reproduction du fascicule d'accompagnement de l'exposition
En recouvrant le sol de silicone, l'artiste Susanna Fritscher a transformé la cours du FRAC Lorraine en une surface réfléchissante enserrée, tel un lac. Seul un regard attentif peut percevoir cette légère modification de notre vision habituelle. Si le spectateur ne voit pas du premier coup d'oeil la modification de la surface du sol, son appréhension habituelle est immédiatement modifiée à partir du moment où il marche sur cette surface qui semble glissante. Lors de ma visite, la pluie fine augmentait mon appréhension, j'avais l'impression de me délacer sur une patinoire sans patins... or il n'en était rien ! Je n'étais plus sûre de mes sensations.
EXHIBITION À l'ombre d'un doute / Within the shadow of a doubt
08 MAY - 29 AUG 2010
49 NORD 6 EST - FRAC LORRAINE - METZ (57) 1bis rue des Trinitaires, Metz
http://www.fraclorraine.org/ |
mercredi 11 août 2010
jeudi 8 juillet 2010
samedi 19 juin 2010
Phasmes, essais sur l’apparition
" Le négatif a connu différents supports au cours de l’histoire de la photographie : papier avec le calotype, sur verre avec le collodion humide, sur plastique avec le film. Sur ce support est déposée une émulsion photochimique. Lorsque l’on regarde une épreuve, un tirage, nous voyons un positif, nous oublions le support négatif qui lui a donné naissance. Mais parfois, des poussières sur l’émulsion ou des incisions viennent nous rappeler la provenance de l’image photographique. Parfois lorsque le négatif présente des imperfections, l’encre ou le crayon sont utilisés pour le retoucher, et le plus souvent cette action ne se voit pas. L’utilisation du crayon ou de l’encre corrige des défauts, il sert à effacer notamment dans le portrait, une cerne, un bouton. Parfois ce geste qui se veut invisible acquiert une dimension spectrale, comme dans un calotype de Victor Regnault. Ce calotype réalisé vers 1850, montre la femme et la fille du photographe, il a été analysé par Georges Didi Huberman dans un texte intitulé « Superstition ». Si nous observons attentivement le tirage, nous nous rendons compte que dans la partie droite de l’image, il y a un vide : quelqu’un ou quelque chose semble avoir été effacé. Une forme disparaît dans le blanc lumineux. Victor Regnault a effacé quelque chose, pour ce faire, il a recouvert cette chose avec un crayon à mine de plomb, ce qui a noirci le négatif papier, qui est devenu une auréole de blanc poudreux sur le tirage. Le dépôt de la mine de plomb noir est devenu une lumière d’artifice, d’effacement. Le dépôt devient absence. Qu’a effacé Victor Regnault ? Nous savons que Victor Regnault réalisait beaucoup de portraits de sa famille, lorsqu’un enfant bouge trop il devient flou. Regnault n’appréciait pas le flou de bougé, il souhaitait une exactitude de la photographie, c’est pourquoi G.Didi Huberman émet l’hypothèse que Victor Regnault a effacé l’un de ses fils. Le texte s’intitule Superstition car l’auteur relie ce geste d’effacement avec la mort tragique des deux fils du photographe....."
Anne Immelé, extrait de la conférence Les liens entre photographie et dessin, dans le cadre de l'exposition Les constructions invisibles de Bertrand Flachot, à la Galerie Stimultania, Strasbourg, le 17 juin à 18h30.
" Les liens entre la photographie et le dessin semblent étroits. Nicéphore Niépce nomme son invention l'«héliographie», l'écriture avec le soleil. Par extension : la photographie, "photo-graphein" c'est l'écriture, le tracé et l'empreinte par la lumière. Dans les années 1830, William Henri Fox Talbot expérimente ses photogenic drawings (dessins photogéniques) et publie The pencil of nature entre 1844 et 1846. En remontant aux expérimentations des primitifs de la photographie, il s'agira de s'interroger sur les enjeux perceptifs de ce «dessin avec la lumière», jusqu'à son élargissement à l'ère du numérique ".
Georges Didi Huberman, « Supersitition » in Phasmes, essais sur l’apparition, Minuit, Paris, 1998.
dimanche 13 juin 2010
Amaryllis, Jan-Claire Stevens
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| Amaryllis, Jan-Claire Stevens |
Amaryllis de Jan-Claire Stevens, est un film super 8 retranscrit en vidéo 4. C'est une succession de dessins au fusain témoignant du cycle complet de la vie d'une de ces fleurs, filmés et projetés sur un papier à dessin.
FEW, Wattwiller
jeudi 13 mai 2010
Innen Stadt Außen (Inner City Out)
lundi 10 mai 2010
Fiktionen des Fluiden: Vortrag in Kunstraum Kreuzberg/Bethanien, Berlin
Vortrag von Anne Immelé (12. Mai 18:00)
Die künstlerische Arbeit der in Mulhouse lebenden Künstlerin Anne Immelé antwortet auf diese Fragen in unterschiedlicher Weise: Immelé beschäftigt sich mit Raum, Zeit und Wasser in unterschiedlichen Aggregatzuständen. Bilder ihrer Werkreihe „La Série des Lacs“ (2001-2003) zum Beispiel inspirierten den Philosophen Jean-Luc Nancy zu seinem Buch “Die Annäherung” (2008) und zu Behauptungen über Fiktionen des Fluiden, die nicht permanente Zirkulation und Transparenz, sondern Stillstand und Unergründbarkeit privilegieren.
Anne Immelé wird ihre künstlerische Arbeit unter diesem Blickwinkel reflektieren und darüber hinaus ihre jüngsten fotografischen Projekte vorstellen. Dieser Vortrag ist Teil der Berliner Gazette-Initiative “Fiktionen des Fluiden” und findet am 12. Mai 2010 um 18 Uhr im Rahmen von The Knot im Kunstraum Kreuzberg/Bethanien statt.
mercredi 5 mai 2010
Claire Willemann, Le puits
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| Video installation at Le Quai |
"This work is a reflection about the idea of the well, the hole, in the same time like a point of concentration and a source of reflection. I made photos on an Island in Nantes, this island was a japanese garden, and I keep this idea of the garden, in order to deal with the notions of macrocosm and micrososm. The video is still oscillating between depth and surface, and like the video is composed by alternate short photos and black images, the video create a fllicker effect in all the projection space. / Le Puits, propose une expérience perceptive pour le visiteur. C'est l'espace accueillant la projection qui tout entier entre en vibrations avec la projection, devient clignotant. Le visiteur est soumis à ce clignotement rapide, cet effet "Flicker", pouvant devenir hypnotique, qui emplit l'espace et entre en résonance avec les corps. Le puits, où l'on se perd, lorsque l'on se penche sur l'eau sombre du puits, on est happé, absorbé, le puits est un point de concentration et en même temps une source de réflexions, il contient et reflète l'univers. Le puits est aussi le mystère, il renvoie à l’invisible, au « je ne sais pas » : on sait qu’il y a une source mais on ne sait où, elle reste invisible, et profonde, elle se dérobe au travers de ce miroir noir." Claire Willeman
samedi 1 mai 2010
Henri David Thoreau, Walking
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© Anne Immelé, Mesquer, marais
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| © Anne Immelé, Mesquer, marais |
" I think that I cannot preserve my health and spirits, unless I spend four hours a day at least,—and it is commonly more than that,—sauntering through the woods and over the hills and fields, absolutely free from all worldly engagements. You may safely say, A penny for your thoughts, or a thousand pounds. When sometimes I am reminded that the mechanics and shopkeepers stay in their shops not only all the forenoon, but all the afternoon too, sitting with crossed legs, so many of them—as if the legs were made to sit upon, and not to stand or walk upon—I think that they deserve some credit for not having all committed suicide long ago.
I, who cannot stay in my chamber for a single day without acquiring some rust, and when sometimes I have stolen forth for a walk at the eleventh hour or four o’clock in the afternoon, too late to redeem the day, when the shades of night were already beginning to be mingled with the daylight, have felt as if I had committed some sin to be atoned for,—I confess that I am astonished at the power of endurance, to say nothing of the moral insensibility, of my neighbours who confine themselves to shops and offices the whole day for weeks and months, and years almost together. I know not what manner of stuff they are of—sitting there now at three o’clock in the afternoon, as if it were three o’clock in the morning.
(... / ...)
Nowadays almost all man’s improvements, so called, as the building of houses, and the cutting down of the forest and of all large trees, simply deform the landscape, and make it more and more tame and cheap. A people who would begin by burning the fences and let the forest stand! I saw the fences half consumed, their ends lost in the middle of the prairie, and some worldly miser with a surveyor looking after his bounds, while heaven had taken place around him, and he did not see the angels going to and fro, but was looking for an old post-hole in the midst of paradise. I looked again, and saw him standing in the middle of a boggy stygian fen, surrounded by devils, and he had found his bounds without a doubt, three little stones, where a stake had been driven, and looking nearer, I saw that the Prince of Darkness was his surveyor.
(... / ...)
Hope and the future for me are not in lawns and cultivated fields, not in towns and cities, but in the impervious and quaking swamps. When, formerly, I have analyzed my partiality for some farm which I had contemplated purchasing, I have frequently found that I was attracted solely by a few square rods of impermeable and unfathomable bog—a natural sink in one corner of it. That was the jewel which dazzled me. I derive more of my subsistence from the swamps which surround my native town than from the cultivated gardens in the village.
(... / ...)
Yes, though you may think me perverse, if it were proposed to me to dwell in the neighborhood of the most beautiful garden that ever human art contrived, or else of a Dismal Swamp, I should certainly decide for the swamp. How vain, then, have been all your labors, citizens, for me!
My spirits infallibly rise in proportion to the outward dreariness. Give me the ocean, the desert, or the wilderness! In the desert, pure air and solitude compensate for want of moisture and fertility. The traveller Burton says of it—“Your morale improves; you become frank and cordial, hospitable and single-minded…. In the desert, spirituous liquors excite only disgust. There is a keen enjoyment in a mere animal existence.” They who have been travelling long on the steppes of Tartary say: “On reentering cultivated lands, the agitation, perplexity, and turmoil of civilization oppressed and suffocated us; the air seemed to fail us, and we felt every moment as if about to die of asphyxia.” When I would recreate myself, I seek the darkest wood, the thickest and most interminable and, to the citizen, most dismal swamp. I enter a swamp as a sacred place,—a sanctum sanctorum. "
Henri David Thoreau, Walking, 1862
samedi 24 avril 2010
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| © Anne Immelé, from the serie Memento mori |
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| © Anne Immelé, from the serie Memento mori |
mercredi 14 avril 2010
samedi 10 avril 2010
Anne Immelé / Les Antichambres / Memento Mori / Paysages immobiles
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| © A.Immelé, Les Antichambres, Espace Malraux |
"Les antichambres " sont des images qui montrent un état des choses, un état des lieux. Ces images pourraient paraître calmes, sereines, harmonieuses, reposantes... or j'espère qu'il n'en est rien. Malgré leur apparence immobile et hiératique ce sont des forces intranquilles que je souhaite convoquer. Les paysages urbains nous montrent des habitations récentes, des parking, des chantiers, des lieux incertains, mais tous sont caractérisés par ce que je nommerais le "nivellement". Souvent il s'agit de nivellement au sens géographique du terme, nivellement du sol qui a été aplani pour y construire un immeuble par exemple. Il s'agit également du nivellement social avec ces immeubles qui ne convoquent pas la diversité, la singularité mais nous montre obstinément ce qui est du registre de la similitude, du même. Une uniformité, un formatage méticuleusement organisé. Les portraits jouent de la faille entre l'extériorité, la surface du visage enregistré par l'appareil photo et l'intériorité - toujours inaccessible. Dans cette faille, se joue quelque chose qui pour moi est du registre d'un effondrement.
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| © A.Immelé, Paysages immobiles |
Les "paysages immobiles" sont des images saisies dans mon quotidien, dans les rues et les lieux qui me sont familières. Il s'agit de scruter "l'étendard du réel" pour mieux l'éclipser peut-être.
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| © A.Immelé, memento mori |
Memento mori, séquence présentée ici pour la première fois, associe des photographies numériques récentes avec de petits tirages argentiques et polaroïd, utilise aussi la projection diapositive. Memento mori questionne la photographie elle-même dans son processus d'apparition et dans son rapport au temps. Son rapport à l'instant photographié, à la proximité instaurée avec un instant éphémère. Si l’instant photographié est toujours déjà passé, l’image nous reste, fixant un instant qui n’en finit pas. La dimension temporelle de la photographie se noue au moment de la prise de vue, mais elle se joue également dans le regard porté rétroactivement sur des images accumulées, qui se chargent d’une dimension affective et mémorielle nouvelle. Exposer à Colmar qui est ma ville natale n'est pas sans conséquence avec le fait d’y montrer cette série et d’anciennes photographies, et parmi elles l’une de mes premières photographies, prise à Colmar, rue Wilson en 1989." Discours lors du vernissage.
Anne Immelé, Exposition Du 10 avril au 30 mai 2010
L’Espace d’Art contemporain André Malraux , 4 rue Rapp, 68000 Colmar
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