mardi 22 mars 2011

UNDER DESTRUCTION




The current state of the world continues to send me to the Under Destruction exhibition, view last January in Tinguely Museum and Tinguely's "Study for an End of the World".//
L'état actuel du monde ne cesse de me renvoyer à l'exposition Under Destruction, vue en janvier dernier au Musée Tinguely (Bâle) et aux travaux de Tinguely comme ses "études pour la fin du monde".//
Under Destruction is a group exhibition, featuring twenty internationally known contemporary artists, that examines the use and role of "destruction" in contemporary art. Fifty years after Jean Tinguely's historic Homage to New York (1960) the present exhibition proposes a series of alternative approaches to a theme traditionally associated with the more spectacular and inherently protest-oriented work of Jean Tinguely, Gustav Metzger and others in the 50s and 60s. "If nothing can be created, something must be destroyed", is how Rosalind Krauss succinctly summarized Georges Bataille's La part maudite (The Accursed Share, 1949). While this phrase can basically describe the ethos of Under Destruction, the exhibition raises the stakes normally linked with such a deleterious theme. Not only does it explore the various modes of destruction in art, but, more importantly, it also addresses to what ends it is implemented. Indeed, the exhibition reflects on the subject from a series of angles, perceiving destruction as everything from a generative force to environmental memento mori, and from consumer fallout to a form of poetic transformation.
Predominantly kinetic, the show largely consists of works whose mechanisms reveal themselves in real time to the viewer. The strikingly spectacular nature of some works is complemented by an unexpected sense for subtlety and quietude in other works, the combination of both progressively revealing the rich diversity of destruction in contemporary art. Under Destruction can be divided up into a series of overlapping themes and categories, which are anything but hard and fast, and which inevitably blur in and out of one another.
/// Under Destruction est une exposition collective organisée autour des œuvres de vingt artistes contemporains de renommée internationale, qui examine le rôle et l'usage de la « destruction » dans l'art contemporain. Cinquante ans après l'historique Hommage à New York (1960) de Jean Tinguely, la présente exposition propose une série d'approches alternatives à cette thématique traditionnellement associée à l'œuvre plus spectaculaire et fondamentalement contestataire de Jean Tinguely, de Gustav Metzger et de quelques autres dans les années 1950 et 1960. «Si rien ne peut être créé, commençons par détruire», disait lapidairement Rosalind Krauss en résumant en peu de mots La part maudite de Georges Bataille (1949). Cette phrase n'est pas sans rapport avec le propos de Under Destruction, mais l'exposition dépasse les associations qu'évoque normalement un sujet aussi délétère. Non contente de fouiller les diverses instances de destruction dans l'art, elle cherche à en comprendre les finalités. En effet, l'exposition se penche sur le sujet sous de multiples aspects, qui vont de la destruction en tant que force générative au memento mori, des rebuts de notre ère de consommation à une mode de transformation poétique. Cinétique avant tout, elle privilégiera les œuvres dont le mécanisme se révèle en temps réel au visiteur. Aux manifestations spectaculaires prévisibles se mêlera une note plus inattendue de subtilité et de calme, dont la combinaison fera apparaître de façon graduelle la variété de la destruction dans l'art contemporain.

dimanche 20 février 2011

Le point de confluence

 © Anne Immelé Marche vers le point de confluence du Rhône 
et de la Saône, Lyon.

vendredi 11 février 2011

View of Walden Pond




This photo shows the view of Walden Pond from the cove nearest to the cabin, now known as Thoreau's Cove. The cabin site is further from the pond, behind the photographer, up a small hill. Most of the pond is not visible from here.

jeudi 3 février 2011

Mouvance de la pensée / movement of thought















"La pensée archipélique est une pensée du tremblement, qui ne s'élance pas d'une seule et impétueuse volée dans une seule et impétueuse direction, elle éclate sur tous les horizons, dans tous les sens, ce qui est l'argument topique du tremblement. Elle distrait et dérive les impositions des pensées de système." 






Édouard Glissant, La cohée du lamentin, Paris, Gallimard, 2005, p.75









mardi 25 janvier 2011

Das Unsichtbare erzählen



Robert Cahen »Traverses«, 2002, Filmstill, © Robert Cahen

29.01.–27.03.2011
Robert Cahen
Das Unsichtbare erzählen


ZKM | Medienmuseum, Projektraum
Eröffnung: Fr, 28.01.2011, 19 Uhr, ZKM_Foyer



samedi 22 janvier 2011

samedi 15 janvier 2011

Un Muzak critique et son double, envers du décor

Conférence de Frédéric Maufras-Samson
Invité par Anne Immelé
Jeudi 20/01/2011 à 17h30, 
amphithéâtre du Quai

Des installations d’ambient art à une contamination du design total, cette conférence reviendra sur quelques moments plastiques pendant lesquels le décor se fait contenu à part entière. D’un point de vue purement spéculatif ces moments se présentent comme un énième élargissement du concept d’œuvre d’art. Dans une approche analytique et critique, n’y aurait-il pas cependant dans les démarches concernées un autre envers du décor, rendant pour certaines d'entre elles la poursuite d'objectifs sociaux prépondérante sur les enjeux artistiques ?
Depuis le début des années 2000 Frédéric Maufras-Samson est critique d’art et curateur, avec notamment de nombreuses contributions à L'Art même, Art Papers, Moscow Art Magazine et Parachute. Il est l'initiateur du projet de magazine CONTRASTe dédié à une réévaluation de la mondialisation artistique. Depuis juin 2009 il est par ailleurs responsable de la programmation de l’Auditorium des Musées de Strasbourg. Dernier projet curatorial : Tino Sehgal à l'Aubette 1928, novembre-décembre 2010.

Conférence donnée dans le cadre de la recherche ART COMME DÉCOR.

vendredi 7 janvier 2011

mercredi 29 décembre 2010

samedi 18 décembre 2010

samedi 27 novembre 2010

Memento mori, Installation View, Kunstverein Freiburg

© Anne Immelé  Memento mori,  Installation View
© Anne Immelé  Memento mori,  Installation View

"Die Bildfolge Memento mori schildert die Verwundbarkeit, die unbeständige und sterbliche Eigenschaft aller Wesen oder Dinge. Indem die Fotografie nur das Erscheinungsbild unserer Umgebung und der für uns bedeutende Menschen zeigt, hinterfragt sie das Vergängliche der Dinge und der Leben. Die Bildfolge assoziiert teilweise gelöschte Polaroïdbilder aus den 60iger Jahren und digitale Bilder, die mit dem Erscheinungsvorgang spielen. In diesen Bildern, die « nie endende Augenblicke » zeigen, wird die spektrale Dimension der Fotografie hervorgerufen." Anne Immelé (Überstzung Sabine Clochey)
La séquence Memento mori figure la vulnérabilité, la nature instable et mortelle de tout être ou chose. En ne montrant que l’apparence de ce qui nous entoure, des êtres qui nous sont chers, la photographie questionne le caractère éphémère des choses et des vies. La séquence associe des polaroids, en partie effacés, datant des années 1960 avec des images numériques qui jouent sur le processus d'apparitions. La dimension spectrale de la photographie est convoquée dans ces images qui montrent des "instant qui n’en finissent pas" .

Time and Motion Study | Regionale 11 | 26.11.2010 - 02.01.2011


Kunstverein Freiburg e.V.
Dreisamstr. 21
79098 Freiburg

mercredi 17 novembre 2010

Time and Motion Study | Regionale 11






Eröffnung Freitag, 26.11. um 20:00 Uhr
Begrüßung: Caroline Käding,
Einführung: Anne Schreiber, um 20:30 Uhr







The concept of the exhibition refers to the composition “Time and Motion Studies”, which were written by Brian Ferneyhough during his time teaching at the Conservatoire in Freiburg. Originally used for the increase of efficiency in a production chain, Ferneyhough attempted to transfer this principle to music: the score gave the musician so much information and instructions that they had to be played under enormous pressure for the performer. The title “Time and Motions Studies” can thereby be understood in different ways. Metaphorically the works could deal with the production of art, they could act on the different motions in the art market as well as visualise the set manifestations of its currents. To take it literally- in comparison to Ferneyhough’s composition which are trying to perform a linear sequence of interacting gestures in real time – the works couldshow how a process of development is unfolding and how it transfers a dramatic urgency.
Den thematischen Hintergrund der Ausstellung Time and Motion Study bilden die gleichnamigen Kompositionen von Brian Ferneyhough aus den 1970er Jahren, der die Stücke während seiner Lehrtätigkeit an der Musikhochschule Freiburg geschaffen hat. In diesen wurde das ebenso bezeichnete ökonomische Konzept zur Optimierung von Produktionstechniken aus den 1920er Jahren auf Musik übertragen. Die im Kunstverein Freiburg ausgestellten Werke umfassen alle Genres, sie setzen sich mit Entwicklungsprozessen auseinander, die eine dramatische Dringlichkeit entfalten beziehungsweise in der Schwebe halten. Die Arbeiten beziehen sich auf Phänomene in unsere Alltagskultur oder stellen Betrachtungen über das zeitgenössische Kunstsystem an.
Rahmenprogramm
Mittwoch, 1.12. um 19 Uhr
Führung durch die Ausstellung
Mittwoch, 08.12. um 20 Uhr
Konzert: Musik, Bilder, Szenen. Mit dem Ensemble des Instituts für Neue Musik und Studierenden der Gesangsklassen der Musikhochschule Freiburg
Sonntag, 12.12. um 14 Uhr KKK –
kostenloser Familienworkshop
Montag, 13.12. um 19 Uhr Kunstsalon:
Performances und Gespräch
mit Künstlern der Regionale 11
Performances: Julia Kicey, Yolaine Schmitt
Mittwoch, 22.12. um 19 Uhr Führung durch die Ausstellung


Teilnehmende Künstlerinnen und Künstler:
Celia Brown (D) | Linda Cassens Stoian (CH), Annette Merkenthaler (D) | Gianin Conrad (CH) | Jean-Jacques Delattre (F) | Maya Diether (CH) | Mischa Düblin, Fabian Hachen (CH) | Frank Feyertag (D) | Agathe Fleury (F) | Marck Foerster (D) | Irene Galindo Quero (D) | Stefanie Gerhardt (D) | Claire Guerrier (CH) | Ralph Hauswirth (CH) | Hösl&Mihaljevic (D) | Christian Peter Imhof (CH) | Anne Immelé (F) | Julia Kicey (CH) | Florine Leoni, Sylvain Baumann (CH) | Jürgen Oschwald (D) | Cora Piantoni (CH) | Christoph Poetsch (D) | Monika Rechsteiner (D) | Richard Schindler (D) | Lisa Schlenker (D) | Max Philipp Schmid (CH) | Yolaine Schmitt (F) | Cornelius Schwehr (D) | Peter Vogel (D) | Katrin Wegemann (D) | Nefrit Zéroual Chevalier (F)
Performances: Mischa Düblin, Fabian Hachen (CH) | Julia Kicey (CH) | Jürgen Oschwald (D) | Yolaine Schmitt (F)
Kunstverein Freiburg e.V.
Dreisamstr. 21
79098 Freiburg



 http://www.kunstvereinfreiburg.de

jeudi 11 novembre 2010

Broken Manual by Alec Soth & Lester B. Morrison

Alec Soth, from Broken Manual

Created over four years (2006-2010), Alec Soth’s newest book represents a significant departure from his previous publications. Entitled ‘Broken Manual,’ Soth investigates the places in which people retreat to escape civilization. Soth photographs monks, survivalists, hermits and runaways,but this isn’t a conventional documentary book on life “off the grid.” Instead, working with the writer Lester B. Morrison, the authors have created an underground instruction manual for those looking to escape their lives.

vendredi 5 novembre 2010

Raymond Meeks Nevermore



© Raymond Meeks, Nevermore, 2006


Mon ami Jean-Jacques Delattre, photographe et passionné de livres photographiques, m'a fait découvrir Nevermore de Raymond Meeks. Réalisé le 29 aout 2006 à Greenland, l'édition regroupe des vues de corbeaux en vol, au plus proche du sol.  Le dépouillement des images est frappant. Nous voyons des paysages désolés et des vues de ciel presque vide. Par la qualité particulière des tirages réalisés - pour certains sur un support transparent - nous ressentons le phénomène d'apparition de l’image (l’image semble entrain d’apparaître devant nous, comme si elle se révélait devant nous), dans une tension entre la profondeur et la surface. La lumière est vibrante, poudreuse. Les images sont auratiques, elles convoquent le proche et le lointain, le présent et le passé. La luminosité et le vol des oiseaux n'évoquent pourtant pas des instants de vie heureux, légers et aériens, comme peuvent le faire les photographies de Bernard Plossu dans la série des Hirondelles andalouses[1]. Si l'hirondelle est légère et toujours en mouvement, le corbeau nous apparaît lourd, pesant, inquiétant. Le corbeau symbolise ici la mort, comme l'indique également le titre Nevermore, référence au poème d'Edgar Allan Poe, The Raven dans lequel un corbeau répète inlassablement nevermore, jamais plus. Le titre peut aussi se référer au ça a été de la photographie, qui nous montre toujours ce qui ne sera  jamais plus, puisque déjà vécu, déjà passé. © A.I

[1] Bernard Plossu, Hirondelles andalouses, Filigranes éditions, Paris, 2008, texte de Jean-Christophe Bailly.



jeudi 28 octobre 2010

CRAIGIE HORSFIELD Confluence and consequence



Craigie Horsfield, Above the road east toward Taibique,
El Hierro.
February 2002, 2008,




An impressive cloud-filled sky—the two dates indicate the time difference between making the film on which it is based and making the tapestry. / Un ciel nuageux impressionnant – les deux dates indiquent le moment de la prise de vue et celui de la réalisation de la tapisserie.
Horsfield’s work has taken on a significantly new dimension with the jacquard tapestries, which the artist has been making over the last three years. 
Just like his other work, Horsfield’s tapestries are always about the subject of time, an important theme in his work, and particularly the concept of slow time. The tapestries, the production of which extends over a long period, encompass a whole time span. But these tapestries also bring together past and present, being both a decorative medium that has a very long history and also the product of a highly technological process. / L’œuvre de Horsfield a adopté une dimension nouvelle avec les tapisseries Jacquard qu’il réalise depuis trois ans.  De même que pour ses autres réalisations, le sujet principal des tapisseries – et thème majeur de l’ensemble de son œuvre – est le temps, et plus particulièrement, le concept du « temps ralenti ». Les tapisseries, dont la production s’étend sur une longue période, couvrent tout un laps de temps, mais relient aussi le passé et le présent : elles sont à la fois un média décoratif qui s’inscrit dans une longue tradition historique et un produit obtenu au moyen d’un processus hautement technologique. 

08 oct 2010 - 16 jan 2011
M HKA  Leuvenstraat 32 2000 Anvers


vendredi 22 octobre 2010

mardi 19 octobre 2010

'The Science Of Ghosts' - Derrida In 'Ghost Dance'





British filmmaker Ken McMullen's improvisational, non-linear film, 'Ghost Dance' (1983) concerns itself with various 'ghosts' (e.g., Kafka, Marx, Freud) and the issue of memory (the past) and how it functions in the present ... French philosopher Jacques Derrida plays 'himself' in the film and comments upon ghosts as they pertain to cinema and representation itself ... cinema, for Derrida, 'is the art of ghosts' and he regards himself - as portrayed in the film - as yet another ghost in whom he 'believes' ... modern technology (specifically, telecommunications), he says, instead of vanquishing ghosts, actually multiplies them ... however this is not necessarily negative - its quite the opposite - 'long live the ghosts!' he exclaims near the end of the clip ... the late Pascale Ogier plays 'Pascale' who is questioning Derrida ...

Merci à Siegfried Hut

samedi 9 octobre 2010

ROOM


© Anne Immelé  
Table de travail (mur en face du bureau) /
Worktable (wall facing my desk)

jeudi 30 septembre 2010

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"Sterben, bilden : singulière proximité d'un "je (me) meurs" et d'un "je (m')image"


Jean-Luc Nancy, "L'imagination masquée"










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samedi 25 septembre 2010

70 ans de la mort de W.B.




"... la route qui menait à Port-bou, à pied, par-delà la montagne, relativement courte et point trop pénible, était bien connue, et la police frontalière française ne la gardait pas. Mais pour Benjamin, qui était malade du coeur, cela devait signifier un grand effort, et il est sans doute arrivé dans un état grave d'épuisement. Lorsque le petit groupe de réfugiés auquel il s'était joint atteignit la frontière espagnole, il se révéla soudain que les Espagnols avaient ce jour-là fermé la frontière et que les douaniers ne reconnaissaient pas les visas fait à Marseille. Les réfugiés devaient donc retourner en France le jour suivant par le même chemin. Benjamin se suicida durant la nuit, et ces compagnons furent alors autorisés par les gardes-frontière, quelques peu impressionnés, à gagner le Portugal. L'embargo sur les visas fut levé quelques semaines plus tard. Un jour plus tôt, Benjamin serait passé sans difficulté; un jour plus tard, on aurait su à Marseille qu'il n'était pas possible à ce moment de passer en Espagne. C'est seulement ce jour là que la catastrophe était possible."
Hannah Arendt, Walter Benjamin, 1892-1940 

Walter Benjamin s'est donné la mort il y a 70 ans, à Port Bou dans la nuit du 25 au 26 septembre. 
Expecting repatriation to Nazi hands, Walter Benjamin killed himself with an overdose of morphine tablets on the night of 25 September 1940, yet the official Portbou register records 26 September 1940 as the official date of death.