lundi 4 mai 2009

Anne Immelé Die Vorzimmer / Les Antichambres




© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres, 
p.8 et 9

Die im Buch Les Antichambres – die Vorzimmer versammelten Fotos zeigen funktionelle Architekturarten, die von Leere geprägt sind. Ein Abstand zwischen den Gebäuden und deren Funktion hat sich gebildet und dies schafft eine Spannung. Dieser Abstand besitzt eine der grundlegenden Eigenschaften der Fotografie : die Distanz - der Bruch zwischen der Wirklichkeit und ihrer fotografischen Darstellung. Diese Distanz ist ein Riss, ein Spalt zwischen der Wirklichkeit und seiner Darstellung. Jochen Gerz bezeichnete diesen Raum als no man’s land –  zugleich mentaler und fiktiver Raum. Um es anders zu sagen, ein Raum von Wahrnehmungen, von den Gedanken bewohnt. Dieser Raum hat dieselbe Funktion wie der See, dessen Form man in Stadtansichten wieder findet. Wie bei diesem Fußballfeld  oder bei diesem betonierten Raum mitten im Rasen, oder noch bei diesen Pflanzen im Vordergrund.

© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres,  
p.21 et 53

Die Vorzimmer sind Bilder, die einen Stand der Dinge zeigen. Trotz ihres unbeweglichen, feierliches Aussehens, sind es unruhige Mächte, die ich zu berufen vermag. Die städtischen Landschaften zeigen uns neue Wohnungen Parkplätze, Bauplätze, unbestimmte Orte, aber alle werden durch etwas bestimmt, das ich « Nivellieren » nennen würde.  Häufig handelt es sich um das Einebnen im geografischen Sinne, der Boden, der eingeebnet wurde, um darauf ein Hochhaus zu bauen. Bei diesen Hochhäusern handelt es sich auch um die soziale Nivellierung. Bei ihnen gehört nämlich keine Diversität, keine Besonderheit. Sie zeigen uns vielmehr, was dem Bereich der Änhlichkeit, der Gleichheit gehört. Eine Gleichmäßikeit, ein peinlich organisiertes Formatieren. Die Portraits spielen mit dem Bruch zwischen dem Äußeren – der Oberfläche des Gesichtes, die von der Kamera aufgenommen wird – und des Inneren – immer unzugänglich. Bei diesem Bruch geht etwas vor, was ich als Zusammenbruch, Auflösung deute. Das Bild des Sees ist nie weit weg… Die Seeoberfläche, wie die Oberfläche des Gesichtes lässt unzugängliche Tiefen ahnen. Hinter diesen Bildern des Stillstands, lauern drohende Mächte auf uns. (Traduction Sabine Clochey)








© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres, 
p.50, 18, 51

 Les photographies réunies dans le livre Les Antichambres, montrent des architectures fonctionnelles empreintes de vacuité. Une disjonction ou un écart, entre les bâtiments et leur fonction s’est opérée et cela produit une tension. Cet écart est proche de l’une des caractéristiques photographiques essentielles : la distance –  cette brèche entre le réel et sa représentation photographique. Cette distance est une faille, un interstice entre le réel et sa représentation. Jochen Gerz qualifiait cet espace de no man’s land –  espace à la fois mental et imaginaire. Pour le dire autrement, un espace de perceptions investi par la pensée. Cet espace a la même fonction que le lac, dont on retrouve la forme dans des vues urbaines comme ce terrain de foot  ou cet espace bétonné au milieu d’une pelouse, ou encore ces herbes enserrées au premier plan.


© Anne Immelé, Images extraites des Antichambres, p.28


Les Antichambres sont des images qui montrent un état des choses, un état des lieux. Malgré leur apparence immobile et hiératique ce sont des forces intranquilles que je souhaite convoquer. Les paysages urbains nous montrent des habitations récentes, des parking, des chantiers, des lieux incertains, mais tous sont caractérisés par ce que je nommerais le "nivellement". Souvent il s'agit de nivellement au sens géographique du terme, nivellement du sol qui a été aplani pour y construire un immeuble par exemple. Il s'agit également du nivellement social avec ces immeubles qui ne convoquent pas la diversité, la singularité mais nous montre obstinément ce qui est du registre de la similitude, du même. Une uniformité, un formatage méticuleusement organisé.  Les portraits jouent de la faille entre l'extériorité, la surface du visage enregistré par l'appareil photo et l'intériorité - toujours inaccessible. Dans cette faille, se joue quelque chose qui pour moi est du registre d'un effondrement, d’une dissolution. L’image du lac n’est jamais très loin… La surface du lac, comme la surface du visage laisse présager des profondeurs inaccessibles. Derrière ces images de suspension, derrière ces immobilisations, des puissances intranquilles  nous guettent.
Les Antichambres
photographies d'Anne Immelé
Texte de Corinne Maury
Parution : 04 Mai 2009
Collection : Hors Collection
Français
ISBN 13 : 978-2-35046-166-3
Format : 230 x 290
64 pages
Relié couverture cartonnée
34 photographies en couleur
30 €

lundi 6 avril 2009

Domodossola


© Anne Immelé

© Anne Immelé


Vues du train Bâle-Milan. Je me rends à l'imprimerie Grafiche SIZ de Verone pour l'impression du livre Les Antichambres chez Filigranes Editions. Arrêt à Domodossola, pour changer de train.

mercredi 4 février 2009

JEAN-LUC NANCY DIE ANNÄHERUNG / L'APPROCHE

© Anne Immelé, Lac blanc, extrait de la série des lacs
"Dieses stehende und ruhende Wasser des Sees ist der Ausgangspunkt meines Essays Die Annaeherung (2006). Und es war die photographische Arbeit von Anne Immele, speziell eine Serie von Seefotos, die mich dazu inspiriert hat. Man darf an dieser Stelle nicht unerwaehnt lassen, dass ich einen Text fur sie geschrieben habe, der in dem Fotobuch WIR (2003) erschien. Der Gesamteindruck dieser Fotos, unter denen es bereits einige Bilder von Seen, sowie von Wasserbecken in Zoos gab, und darueber hinaus von Wasserlachen und Schwimmbaedern (es gab auch andere Fotos, ohne Wasser) – dieser Eindruck legt es nahe, von ihrer Eigenart als einer Art zu sprechen, die Dinge ruhig zu stellen, gleich zu machen und in die Laenge zu ziehen, all das in einem ziemlich konstant grauen oder verblassenden Licht. Ich habe meinen Text Stehendes Licht (Lumiere Etale) genannt. Etale ist im Franzoesischen ein Adjektiv, das im Begriff Stauwasser (oder auch Stillwasser) jene Phase im Zyklus von Ebbe und Flut bezeichnet, die sich zwischen das Ende des auflaufenden Wassers und den Anfang des ablaufenden Wassers schiebt. Der Wellengang wird sanfter, eine Spannung wird spuerbar, ein gewisses instabiles Gleichgewicht, das aber eine Pause einleitet." Jean-Luc Nancy GANZE TEXT IN BERLINER GAZETTE  Das liegende Auge


© Anne Immelé La série des lacs, CCAM, 
scène nationale de Vandoeuvre-les-Nancy, 2004

«  Photo, instantané : au lieu de moi, le monde. Car le monde, l’ouvert, le grand espacement, c’est moi, c’est mon extension, ma dilatation, mon éloignement. C’est mon départ et mon arrivée. C’est mon allée-venue, c’est mon approche, c’est ce qui s’approche de moi. » Jean-Luc Nancy, L'approche, éditions de La Phocide, Strasbourg./ 
« Foto, Momentaufnahme ; an meiner Stelle – die Welt. Denn die Welt, das Geöffnete, der große Abstand, das bin ich, das ist mein Aufbuch und meine Ankunft. Das ist mein Gehen und mein Kommen, das ist meine Annäherung, das ist das, was sich mir annähert. » Jean-Luc Nancy, Die Annäherung, Salon Verlag, Cologne.


lundi 26 janvier 2009

L’inconnue de la Seine



« Quand je résidais à Eze, dans la petite chambre (agrandie par une double perspective, l’une ouverte jusqu’à la Corse, l’autre par-delà le Cap Ferrat) où je demeurais le plus souvent, il y avait (elle y est encore), pendu au mur l’effigie de celle qu’on a nommée « l’inconnue de la Seine » une adolescente aux yeux clos, mais vivante par un sourire si délié, si fortuné (voilé pourtant), qu’on eût pu croire qu’elle s’était noyée dans un instant d’un extrême bonheur. Si éloignée de ses œuvres, elle avait séduit Giacometti au point qu’il recherchait une jeune femme qui aurait bien voulu tenter à nouveau l’épreuve de cette félicité de la mort. »
 Maurice Blanchot, Une voix venue d'ailleurs

« le mouleur que je visite chaque jour a deux masques accrochés près de sa porte. Le visage de la jeune qui s'est noyée, que quelqu'un a copié à la morgue parce qu'il était beau, parce qu'il souriait toujours, parce que son sourire était si trompeur ; comme s'il savait. »


Rainer Maria Rilke, Les carnets de Malte Laurids Brigge

jeudi 15 janvier 2009

Les Antichambres, Freiburg


Anne Immelé, Les Antichambres, T66, Freiburg




Ausstellung Nr. 601 des Kulturwerks T66 des BBK-Südbaden
in Zusammenarbeit mit dem Centre Culturel Française Freiburg, CCFF

Anne Immelé     

16.01. - 20.02.2009

T66 kulturwerk + Centre Culturel Francaise Freiburg (CCFF)





            


mardi 11 novembre 2008

(A) PESANTEUR, RECITS SANS GRAVITE

EDITH DEKYNDT, GROUND CONTROL / MAJOR TOM2008 / 2009

« Ni les missiles, ni les fusées, ni les spoutniks ne feront de l'homme le « conquistador » de l'espace. Ces moyens-là ne relèvent que de la fantasmagorie des savants d'aujourd'hui qui sont toujours animés de l'esprit romantique et sentimental qui était celui du XIXème siècle. L'homme (…) ne pourra conquérir l'espace - ce qui est certainement son plus cher désir - qu'après avoir réalisé l'imprégnation de l'espace par sa propre sensibilité. » Yves Klein, Manifeste de l'Hôtel Chelsea, New York, 1961 - Lancer un mètre ruban dans les airs et saisir en plein vol sa trajectoire et son mouvement (Tom Marioni) - Faire flotter un objet dans l'espace (Edith Dekyndt) - Comparer le rapport du poids au volume d'un corps donné et éprouver l'effet de la densité (Didier Vermeiren) - Marcher à la verticale d'un mur (Trisha Brown) - Trébucher, se laisser tomber et analyser sa chute (Yoko Ono) (…) 



Voici quelques protocoles pour éprouver la pesanteur, s'en extraire, ou tenter de rendre tangible l'apesanteur … Les lois de l'attraction et de la gravitation régissent de manière invisible les mouvements du monde et des éléments : flux et reflux des marées, révolution des planètes - définissant un univers constitué de forces contraires réunies dans un fragile équilibre. Des phénomènes imperceptibles qui déterminent et contraignent (?) notre façon d'être au monde, nos déplacements et nous lient indéfectiblement à la terre. Une condition que nous n'avons de cesse de dépasser. 

Du fantasme du vol et du flottement (relayé par la sublime et pathétique tentative de Gino de Dominicis de se transformer en homme oiseau, ou du saut de l'ange en suspension d'Yves Klein), aux pensées de la transcendance religieuse ou métaphysique, l'humanité aspire à l'élévation et à s'extraire de l'aliénation et des servitudes de la pesanteur… Jusqu'aux dérives actuelles de l'injonction à une légèreté généralisée, allant de l'alimentation à nos relations à l'autre, en passant par le champ de la pensée… Cette dialectique - physique et existentielle - qui oscille en permanence entre l'élévation et le consentement à la chute nous pousse à explorer les limites de l'équilibre et de ces forces contraires. 

Vertige, flottement, basculement, renversement des perceptions, puissance, tension : quelques mots clés pour saisir le parcours d'une exposition qui se joue de la pesanteur soit pour la subvertir ou nous la faire éprouver, de la légèreté d'une poussière à la présence physique et imposante d'une tonne « en suspension » dans l'air. 


ARTISTES / 
Tom MARIONI, Jiro NAKAYAMA, Dominika SKUTNIK, Didier VERMEIREN (Collection Frac Lorraine). 
ET Lara ALMARCEGUI, Edith DEKYNDT, Ricardo JACINTO, Yoko ONO, Yazid OULAB, Lucien PELEN. 



14.11.08-18.01.09









49 NORD 6 EST - Frac Lorraine
Fonds régional d'art contemporain
1 bis rue des Trinitaires
F-57000 Metz
fon 03 87 74 20 02
info@fraclorraine.org




VERNISSAGE : Jeudi 13 Novembre 08 à 19h 

mardi 28 octobre 2008

La Soupe et les Nuages

Ma petite folle bien-aimée me donnait à dîner, et par la fenêtre ouverte de la salle à manger je contemplais les mouvantes architectures que Dieu fait avec les vapeurs, les merveilleuses constructions de l'impalpable.  Et je me disais, à travers ma contemplation : «-- Toutes ces fantasmagories sont presque aussi belles que les yeux de ma belle bien-aimée, la petite folle monstrueuse aux yeux verts.»  Et tout à coup je reçus un violent coup de poing dans le dos, et j'entendis une voix rauque et charmante, une voix hystérique et comme enrouée par l'eau-de-vie, la voix de ma chère bien-aimée, qui disait : «-- Allez-vous bientôt manger votre soupe, sacré bougre de marchand de nuages?»


Charles Baudelaire, Le spleen à Paris. Petits poèmes en prose



The Soup and the Clouds

My little, beloved madwoman was feeding me dinner, and through the open window in the dining room I was contemplating the moving architectures that God makes out of vapors, the marvelous constructions of the impalpable.  And I said, in the midst of my contemplation: "-- All of these phantasmagoria are almost as beautiful as the eyes of my beautiful beloved, the little, monstrous madwoman with green eyes."And suddenly I received a violent punch in the back, and I heard a hoarse and charming voice, a hysterical voice, made husky by hard liquor, the voice of my dear beloved, saying: "-- When are you going to eat your soup, filthy beast of a cloud salesman?"

Charles Baudelaire, Le spleen à Paris. Petits poèmes en prose


 

mercredi 28 mai 2008

QUELQUES AGENCEMENTS


© Anne Immelé, Quelques agencements


QUELQUES AGENCEMENTS
EXPOSITION DE ANNE IMMELÉ
PETITS MOUTONS A L'ABREUVOIR

Les photographies d’Anne Immelé interrogent notre rapport au territoire urbain dans ses multiples dimensions, géographique, humaine, sociale mais aussi  mémoriel et poétique. L'utilisation du format carré (6x6) fait ressortir une immuabilité aux moments indéterminés que la photographe fixe. Dans ses paysages la présence humaine, parfois simplement suggérée, devient référence à travers un mélange paradoxal de vide ténu et de densité immobile.C'est à travers l'accrochage que ses images entrent en dialogue les unes avec les autres, créant un terrain de confrontation. Anne Immelé expérimente des rapprochements, des rythmes, sous forme d’agencement-constellation, ou de lignes, de séquences au mur ou au sol, montrant simultanément des visages en plans serrés, et de vues de lieux, chargé de nos mémoires individuelles ou collectives. Par ce moyen, elle renouvelle un questionnement le vivre ensemble, ce nous, que le livre WIR questionne.


Du 29 mai au 29 juin 2008
Vernissage jeudi 29 mai à 18h30 avec la projection de la vidéo « Let it be »

Galerie Petits Moutons à l'Abreuvoir
9 Rue des Veaux Strasbourg
14h à 18h sauf mercredi et dimanche, nocturne ven. 21h
www.petitsmoutonsalabreuvoir.net 03 88 32 22 03
http://www.accelerateurdeparticules.net/

dimanche 11 mai 2008

Atelier ouvert 2008





133 - ANNE IMMELE ATELIERS DE LA VILLE DE MULHOUSE

PHOTOGRAPHIE

«Depuis cinq ans, je photographie certains territoires de l’espace Rhénan, me questionnant sur ses dimensions, ses spécificités, ses limites. Si les dimensions géographiques, historiques humaines et sociales paraissent évidentes dans la définition d’un territoire, la dimension «psychique» l’est également. Je photographie ces différents territoires en tentant d’approcher des thématiques telles que : la transmission et le partage d’une expérience commune, l’appréciation de la vie quotidienne, le fossé entre une volonté politique et une possibilité du vécu, entre un projet architectural et la dimension d’appropriation humaine.»


17 RUE JACQUES PREISS
Centre ville - 3ème étage 
68100 MULHOUSE


ATELIERS OUVERTS 17-18 / 24-25 mai 2008 14-20h

jeudi 28 février 2008

Séquences-disjonction, séquences-évocation et agencements-constellation dans les pratiques photographiques contemporaines (1989-2005)

Thèses de doctorat, Université Marc Bloch, Strasbourg
"Au sein de la séquence et de l’agencement, les photographes associent si étroitement leurs photographies qu’on ne peut les séparer sans modifier le sens de l’œuvre. Notre recherche se consacre aux formes spécifiques de la séquence-disjonction, de la séquence-évocation et de l’agencement-constellation. La séquence-disjonction est une association des hétérogènes. Avec la séquence-évocation, l’artiste génère des états de pensées et d’émotions. L’agencement-constellation est une disposition éclatée de photographies au caractère fragmentaire, en propension. À partir d’un corpus d’œuvres contemporaines (Raymonde April, Christophe Bourguedieu, Stéphane Duroy, Christian Milovanoff, Suzanne Lafont, Michael Schmidt, Wolfang Tillmans) nous questionnons les enjeux de ces formes dans la relation qu’elles instaurent avec le réel et avec une certaine forme de narration. En utilisant un montage disjonctif ou évocateur, les artistes questionnent leur rapport au monde et à l’Histoire."

IMMELÉ, Anne (2007) Séquences-disjonction, séquences-évocation et agencements-constellation dans les pratiques photographiques contemporaines (1989-2005). Thèse déposée le 28 Février 2008, Université Marc Bloch Strasbourg.

lundi 5 mars 2007

Mouvance de la pensée / movement of thought



"Ce que l'on ne peut pas prouver dans le style ordinaire et dominant, doit stimuler la spontanéité et l'énergie de la pensée et - mais ce n'est qu'une image - mettre le feu aux poudres par une sorte de court-circuit intellectuel qui illumine les choses familières d'une nouvelle intensité quand il ne les consume pas complètement."
Par ces mots, T.W. Adorno qualifie les Denkbild - ces images de pensée que Walter Benjamin utilise dans Sens unique. 
T.W. Adorno, Sur Walter Benjamin, Paris, Allia, 1992, p. 32